Rue Frontenac - Watkins absent, à London et Baker de démontrer leur savoir-faire






Watkins absent, à London et Baker de démontrer leur savoir-faire PDF Imprimer Envoyer
Sports - Alouettes
Écrit par Charles Poulin   
Lundi, 27 juin 2011 19:20

Dire que tous les morceaux du casse-tête sont tombés exactement au bon endroit pour Brandon London et Dallas Baker relève d’une incroyable dépréciation de tout ce qui s’est produit depuis le début du camp pour que ces deux joueurs se retrouvent partants avec les Alouettes.

Il faut d’abord se rappeler que les deux se retrouvaient loin derrière Éric Deslauriers et Danny Desriveaux, considérés comme les meneurs pour s’emparer du poste laissé vacant par Ben Cahoon. Jerry Porter est arrivé et a dominé dès sa première journée au camp, et Prechae Rodriguez avait déjà trois ans d’expérience dans la LCF.

Comme quoi les choses changent rapidement…

Porter s’est blessé, tout comme Desriveaux, et Rodriguez a suffisamment mal joué contre les Tiger-Cats de Hamilton jeudi dernier pour se sortir de la course. Pendant ce temps, Baker et, surtout, London, connaissaient un excellent camp.

L’état de santé de Kerry Watkins, sur la liste des blessés pour neuf matchs, a ouvert la porte à Baker et London. Photo d’archives Olivier Jean

Pour ajouter à tout cela, Kerry Watkins, le plus prolifique receveur du club, n’a pas passé une seule journée au camp en raison d’un problème aux adénoïdes et ratera au moins la prochaine semaine.

Il restait donc deux postes pour Baker, London, Deslauriers et Bo Bowling. Les entraîneurs ont décidé que les deux premiers étaient les meilleurs.

«Je me prépare comme si j’étais un substitut, explique Baker, qui semble pour l’instant être l’antithèse du cliché du receveur de passe diva. Je ne prends rien pour acquis, malgré ce que j’ai accompli. Je considère toujours être le gars qui est sur la limite d’être coupé. Je ne veux pas me promener et dire à tout le monde: Oh, je suis un partant. Écoutez, je n’ai même pas joué à l’extérieur depuis deux ans!»

L’ancien des Steelers de Pittsburgh, dans la NFL, devra s’habituer aux subtilités de la LCF.

«Je suis confortable avec notre système offensif, mais j’aimerais être au même point que S.J. Green ou Jamel Richardson, indique-t-il. Tout est nouveau pour moi. Même le mouvement derrière la ligne de mêlée est différent que dans l’Arena Football League.»

Satisfait… pour l’instant

Brandon London ne s’assoit pas non plus sur ses lauriers. Il sait que lorsque Kerry Watkins sera de retour, soit Baker, soit lui se retrouvera substitut.

«Je suis satisfait, pour l’instant, avoue-t-il. Mais j’en veux toujours plus. Il y a toujours de la place pour s’améliorer. Je m’adapte encore aux différents systèmes défensifs de la LCF.»

London raconte s’être entraîné avec vigueur cet hiver en vue de sortir du camp avec un poste de partant, mais aussi parce que, à l’inverse de plusieurs de ses coéquipiers, la conquête de la coupe Grey l’an dernier lui a laissé un souvenir un peu amer.

«J’étais assis sur les lignes de côté et je me les gelais, lance-t-il. Je regardais les gars et je me disais que je voulais vraiment jouer moi aussi. C’était assez difficile de rester assis. En même temps, c’est une bonne chose de ne pas avoir joué, je n’aurais pas été prêt. Mais là, je veux remplir mon rôle le mieux possible pour remporter ce qui sera ma première coupe Grey.»

Le cas Watkins

London et Baker auront l’occasion de se faire valoir pendant l’absence de Kerry Watkins, qui a fait sa première apparition dimanche avec les Alouettes.

Il se remet actuellement de son opération subie aux adénoïdes rendue nécessaire pour dégager ses voies respiratoires. Jim Popp l’a inscrit sur la liste des blessés pour neuf matchs, mais n’oublions pas que chaque formation peut se prévaloir d’une occasion par saison d’enlever un joueur inscrit sur cette liste avant les neuf rencontres requises.

«Je me sens très bien, affirme Watkins. Je peux maintenant respirer par le nez.»

Pour vous donner une idée de l’efficacité de l’opération, Watkins n’arrive même plus à se faire reconnaître au téléphone parce que sa voix a changé. L’opération aurait dû être pratiquée avant, concède-t-il, mais lorsqu’il a consulté ses médecins aux États-Unis pendant la saison morte, ils en sont venus à la conclusion que le problème n’était pas majeur. Lorsqu’il s’est présenté à Montréal pour y recevoir sa bague de la coupe Grey, deux jours avant le début du camp d’entraînement, les spécialistes de l’équipe ont décidé que la chirurgie était nécessaire.

«Ça s’est empiré de beaucoup cet hiver, indique Watkins. Et c’est assez crucial, parce qu’il est difficile de ne respirer que par la bouche quand on a un protecteur buccal.»

Reste à savoir quand il reviendra au jeu.

«Je n’ai vraiment pas de réponse pour ça, laisse-t-il tomber. Je vais laisser aux gars en haut (la direction) le soin de décider. »

Commentaires (0)

Flux RSS pour les commentaires

Affichez les commentaires

Ecrivez un commentaire

Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy