Rue Frontenac - Trauma – Le côté sombre des médecins






Trauma – Le côté sombre des médecins PDF Imprimer Envoyer
Spectacles - Télévision
Écrit par Caroline Roy   
Lundi, 07 décembre 2009 21:14
Mise à jour le Lundi, 07 décembre 2009 23:53

Derrière les mains des chirurgiens qui sauvent des vies se cache souvent un être troublé. Un côté sombre des médecins que les patients sont mieux d'ignorer mais que l'auteure Fabienne Larouche explore volontiers dans sa nouvelle série Trauma, à Radio-Canada.

Un chirurgien alcoolique. Une résidente en médecine avec une santé mentale trop fragile. Une chef de département de traumatologie rattrapée par les mauvais souvenirs de son enfance. Des rivalités entre spécialistes.

Voulons-nous vraiment être soignés par la bande de médecins qui peuplent l'univers de Trauma ? Pas vraiment...

Pour écrire sa série, Fabienne Larouche a consulté des traumatologues de l'Hôpital du Sacré-Cœur. « J'ai lu mes textes à voix haute à des médecins pour m'assurer de la vraisemblance des histoires. La majorité sont des cas vécus », a raconté l'auteure lundi lors du visionnement de presse de la série.

Trauma se déroule à l'hôpital fictif de Saint-Arsène. Sévère et sérieuse, la Dre Julie Lemieux, interprétée par Isabel Richer, gère le département de traumatologie où toutes les pires victimes « d'accidents ratés » se retrouvent.

Elle doit travailler avec le Dr Pierre Meilleur (James Hyndman), qui est souvent trop saoul pour se pointer à l'hôpital et opérer. Elle côtoie aussi son conjoint, le neurochirurgien Mathieu Darveau (Jean-François Pichette), qui veut un peu trop son bien.

En plus, la Dre Lemieux enseigne à des résidents en médecine – dont l'un est hypocondriaque (Ian England) et l'autre, insécure (Laurence Leboeuf) – l'art de devenir un bon traumatologue. Il y a aussi le psychiatre Antoine Légaré (Gilbert Sicotte) qui sonde l'âme d'un peu tout le monde.

« Dans Urgences, nous nous attardions au côté administratif et politique de la médecine. Avec Trauma, c'est l'être humain derrière les médecins qui nous intéressait. Vous savez, les traumatologues sont des êtres traumatisés », dit Fabienne Larouche.

Opérer et enquêter

Trauma, qui sera en ondes dès le mardi 5 janvier, compte dix épisodes bouclés. C'est-à-dire que chaque épisode s'attarde à un cas médical différent. Dans le premier épisode, les traumatologues doivent sauver deux chauffards de la route.

Puis, dans le deuxième, plus réussi à notre avis, les médecins soignent un mystérieux couple amoché à la suite d'un acte de violence conjugale, d'une tentative de meurtre ou d'un mauvais trip de drogue.

Car parallèlement à leurs interventions médicales, les traumatologues doivent aussi comprendre comment leurs patients se sont rendus aussi près de la mort. En plus d'opérer, ils enquêtent.

Les téléspectateurs apprécient beaucoup les séries qui mettent en scène des médecins. Ces derniers suivront sans doute Trauma, même si les cas médicaux ne semblent pas aussi passionnants que ceux qui sont présentés dans E.R. ou d'autres séries du genre.

À chacun des épisodes, les personnages, notamment le psychiatre, professent des leçons ou des vérités de médecine. Ces commentaires, qui se veulent une sorte de morale ou de réflexion sur la pratique médicale, se révèlent agaçants à la longue parce que trop mièvres.

Mentionnons toutefois le travail inspiré de Jérôme Sabourin à la photographie et de François Girard à la réalisation. Fait intéressant : la musique a été confiée en partie à la chanteuse Ariane Moffatt qui interprète une douzaine de chansons acoustiques, dont Everybody Hurts, de REM, et Allelujah, de Leonard Cohen.

« Ce sont des chansons que j'écoutais en écrivant Trauma », souligne Fabienne Larouche.

Pour l'instant, il n'est pas question de réaliser un disque avec les morceaux sélectionnés pour la série. « On laisse la porte ouverte », confie tout de même Ariane Moffatt.

Une deuxième saison en chantier

Un petit mot sur les effets spéciaux de Trauma. Pour les cœurs sensibles comme le mien, sachez que les médecins ne découpent pas de vrais corps humains avec leur scalpel, mais plutôt des morceaux de porcs. Voilà qui est rassurant.

Fabienne Larouche a déjà commencé l'écriture d'une deuxième saison de Trauma. « Après avoir vu toute la première saison, ça nous intéresse d'en avoir plus », indique André Béraud, directeur des dramatiques à Radio-Canada.

• Trauma, dès le mardi 5 janvier, à 21 h, à Radio-Canada

L'équipe médicale de l'hôpital Saint-Arsène. Photo courtoisie.

Commentaires (2)

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Trauma
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J'aime beaucoup le 2e épisode de ce soir. Moi aussi Moffat chantant en anglais....pas fort. Michel Rivard s'en plaignait à Radio-Canada l'autre jour. On a des milliers de tounes formidables venant d'ici....mais non ! In english c'est tout ce quon trouve. Eurk ! En tout cas j'aime le jeu des acteurs
MARIE-ANDRÉE , janvier 13, 2010
...
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Bonjour,
Je suis outré de voir l'auteur de la série TRAUMA à Radio-Canada faire usage d'une chanson de langue anglaise dans l'épisode du 5 janvier
dernier (aujourd'hui), soir de sa première. La chanson française d'ici et d'ailleurs contient nombre de titres susceptibles de rendre l'atmosphère désirée par l'auteur. Cet usage d'une chanson de langue anglaise, même celle d'un auteur québécois, ne fait que traduire l'ignorance de l'auteur du répertoire français et son mépris de la langue française.
Pierre Serré , janvier 06, 2010

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