Rue Frontenac - Rise Against - Endgame: fougueux et mélodique






Rise Against - Endgame: fougueux et mélodique PDF Imprimer Envoyer
Détente - Poste d'écoute
Écrit par Philippe Meilleur   
Samedi, 26 mars 2011 01:56
Mise à jour le Samedi, 26 mars 2011 23:22

Des punk-rockeurs qui parviennent à maintenir un succès populaire sans renier leurs origines, il n'y en a pas beaucoup. Avec Endgame, un album puissant, lourd mais très accessible, Rise Against grave à jamais son nom dans cette catégorie.

 

Dans une autre vie, Rise Against assurait les premières parties de groupes-cultes comme Bad Religion dans les grandes tournées nord-américaines.

Un soir qu'ils étaient au Métropolis – les gars venaient de lancer Siren Songs of the Counter Culture – un vieil ami à moi m'avait glissé à l'oreille : « Tu peux ben aimer Bad Religion, mais à soir, c'est eux autres les meilleurs. » Je regardais Tim McIlrath cracher de gros morceaux de State of the Union devant sur les haut-parleurs et j'avais dû admettre, malgré un fanatisme aveugle envers Greg Graffin, qu'il avait raison. Hormis un répertoire limité, les jeunes loups de Rise Against affichaient une fougue hors du commun ce soir-là.

Endgame m'a rappelé cette fameuse soirée au Métropolis. Les douze chansons de l'album, leur sixième en carrière, capturent l'esprit énergique, fort et rassembleur du groupe en un peu plus de 46 minutes. Le dosage entre la fougue de leurs premières années et les refrains mélodiques nés d'une popularité croissante est absolument parfait, permettant à presque tout le monde d'y trouver son compte.

Des morceaux comme Architects, Endgame et Broken Mirrors sont typiques de ce qu'a produit Rise Against ces dernières années : peu ou pas de cris, des passages clairs très facilement reconnaissables, un rythme rapide mais pas insupportable. D'autres, comme Make It Stop (construite autour d'un chœur d'enfants) et Wait For Me (qui débute à la manière de Prayer of the Refugee) auraient pu se retrouver sur American Idiot de Green Day tellement les clins d'œil au pop-punk sont nombreux.

Mais c'est lorsque la bande à McIlrath décide de se la jouer plus émotive, plus poignante, que le résultat devient vraiment intéressant. Help Is On the Way et Disparity Per Design, par exemple, sont des bijoux d'ingéniosité et de férocité à peine contenue. Midnight Hands, qui passe de ballade à charge de cavalerie, s'écoute en boucle. Le groupe ose ici une intégration superbe des éléments punk-rock de ses débuts avec les mélodies porteuses qui ont élargi son public récemment. Et c'est très réussi.

Bien sûr, les fans de Revolutions Per Minute diront que les hurlements ne sont plus assez nombreux et que la moindre trace de hardcore a été définitivement éliminée du mélange. Le point de vue se défend. Mais à mon avis, l'évolution et la maturité dont fait preuve Rise Against avec Endgame compensent amplement l'abandon de ces éléments. Une écoute obligatoire dans le genre.

Rise Against - Endgame - Interscope

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