Rue Frontenac - La faute à Pouliot






La faute à Pouliot PDF Imprimer Envoyer
La chronique de Serge Touchette
Mardi, 28 juin 2011 10:36

S'il y a quelque chose qui me donne des hauts-le-cœur dans le sport, que ce soit au hockey, au baseball ou encore au ballon-balai, c'est de voir un joueur talentueux se pogner le beigne.

C'est sans doute pour cette raison que je n'ai jamais été un pro-Kovalev.

Le Russe, c'est bien connu, joue quand ça lui tente.

Ce qui m'amène à Benoit Pouliot, une autre énigme de l'univers du sport professionnel.

Au cours de la journée de lundi, le Canadien lui a ni plus ni moins montré la sortie en se gardant de lui soumettre une offre de contrat avant l'heure de tombée prévue à l'intention des joueurs autonomes avec restriction.

Personne, on s'entend, n'est tombé de son balcon à l'annonce de cette décision. Personnellement, je ne lui aurais même pas offert un café.

Malgré tout, il s'en trouvera sûrement pour blâmer le Canadien dans ce dossier. Certains observateurs pointeront du doigt Jacques Martin, qui a réduit le temps d'utilisation de Pouliot au point de le laisser de côté lors du premier tour des séries contre les Bruins.

Cessons de tourner autour du pot : l'homme qui a sorti Pouliot de Montréal est Pouliot lui-même, personne d'autre.

Il a graduellement baissé les bras, Benoit Pouliot.

Personne n'est tombé de son balcon en apprenant que le Canadien n'avait pas soumis d'offre à Benoit Pouliot. Photo Archives Rue Frontenac

Il a du talent, mais sa détermination fait cruellement défaut. On dirait un ex-premier de classe branché sur un pilote-automatique passé date.

Dommage. Durant les premières semaines qui ont suivi la transaction qui a envoyé Guillaume Latendresse au Minnesota, Pouliot, on se souvient, avait montré de bien belles choses. Et un talent évident. Le temps d'une séquence ou deux, il avait parfois les allures d'une super-vedette.

Puis il a commencé à s'éteindre certains soirs avant de se rallumer à nouveau.

On a vite compris que Jacques Martin avait intérêt à sortir le chalumeau de temps à autre.

Peine perdue

Vers la fin de la dernière saison, c'était peine perdue. Plus rien n'allumait cet ancien premier choix au repêchage, pas même le chalumeau.

Aujourd'hui, Pouliot, par sa faute, sa très grande faute, est en quête d'un emploi.

Il y a sûrement une équipe quelque part, qui se laissera tenter car le gars a du talent.

L'emballage est attrayant, mais la boîte, bien souvent, est vide.

À moins que le Franco-ontarien ne change d'attitude d'ici là, son prochain employeur ne tardera pas à le constater à son tour.

Commentaires (10)

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Jeune et francophone : la force du CH!
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Pourtant le développement des jeunes joueurs est très efficace à Montréal! Pensons à SK, D'Agostini, Ribeiro, Grabovski, Latendresse, etc.

Et les joueurs francophones sont tellement désirés à Montréal, on n'a qu'à penser à Tanguay, Streit, Ribeiro, Dandenault, Bouillon, Latendresse, etc.

Le CH n'est pas un club de hockey, c'est une marque de commerce!
dm , juin 28, 2011
Pouliot hors de la LNH
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Je serais tres surpris si Pouliot signe un nouveau contrat dans la LNH. Tout comme Kovalev, son séjour dans la LNH est terminé. Par contre Kovalev nous a donné du bon hockey a un moment donné. Mais son séjour a Ottawa et Pitsburgh nous a démontré qu'il n'a plus sa place dans la LNH.
sylvainchartrand , juin 28, 2011
Un joueur sans constance
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Si Jacques Lemaire a tout fait pour essayer que dans la vie comme au hockey il faut travailler fort pour avoir du succes. Je mets au defit tout ceux qui blament le Canadien ou le fait qu'il soit francophone donner le meme effort dans votre emploi et je vous quarantie que vous allez vous trouver sur le chomage assez vite. J'approuve votre commentaire M. Touchette
Jack , juin 28, 2011
Pouliot
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Moi juste pour la volée qu'il a donnée a Johnny Boychuck cet hiver je lui aurait donner une autre année.

On lance la serviette un peu trop vite encore.. Il est encore jeune.

Le gars a trop de talent, j'ai peur de voir un autre John Leclair.
Rick , juin 28, 2011
Wow
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Wow, je viens de lire qu'on verrait Hartley à Montréal avant Jacques Martin... bizarre, le premier a un job en Suisse alors que le second ne serait pas longtemps sur le chômage dans la LNH...

Gomez a un statut que Pouliot n'a pas: un vétéran qui a fait ses classes. Et d'ailleurs, ce Gomez a connu ses pires moments de la saison jumelé à un Pouliot ou un Moen. Ses meilleurs avec un Pacioretty et un Gionta.
Pascal , juin 28, 2011
Pouliot , Ce commentaire a été désigné comme non-intéressant par les internautes. [Afficher]
Et comment!
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exellent commentaire de m. Grégoire!

Mais, a Montréal, on peut mettre 6 poches de mais avec un gilet du Canadaien sur la glace et les gens vont payer pour aller voir ca. "le grand club" c'est fini, les grand joueur sont partit, et il ne reste que les souvenir. Le logo aveugle les gens, et lorsque la foule punira le club pour ses mauvaise décision en ne payant plus trop cher pour les voir jouer, et acheter tout les gugusse du club, peut-etre que prendre la bonne décision deviendra VRAIMENT important.

..parce que quand tu sert de la merde a ton client et il en redemande, pourquoi faire un filet mignon?
LMK , juin 28, 2011
Tellement d'accord
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Je suis un de ces gars qui aurait adoré avoir la moitié du talent de Pouliot. Ce gars-là devrait être dans les 25 meilleurs compteurs de la Ligue sur une base régulière. Tellement dommage. Probablement, en quelque part, un manque de confiance en lui. Et un autre Francophone qui part...
Font , juin 28, 2011
boston , Ce commentaire a été désigné comme non-intéressant par les internautes. [Afficher]
Pas certain...
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Certains matchs Scott Gomez, pénalités inutiles... revirements successifs... Jamais n'a t-il été "benché" comme on dit dans le langage Hockey...

On a certainement perdu plusieurs matchs à cause de ce joueurs de 7 millions qui aurait dû nous en faire gagner plus en somme.

Oui Pouliot aurait pu en donner plus.

Gagnant du concours du lancé frappé le plus rapide dans une pratique pour les fans... Un plomb de 100 quelques KMH... Tu essaies à la pointe quelques fois, même pendant des pratiques s'il le faut. Avec Stéphane Richer à un époque ça lui avait permit d'avoir 2 saisons de 50 buts....

Jacques Martin a une vision bien particulière... Gomez jamais benché Pouliot qui a tenté de se faire Justice... Gomez toujours sur la première ligne à au moins 20 minutes par matchs Pouliot qui a servit de balle de ping pong à quelques 7 minutes...

Wisnewski à coups de millions et on crache sur Bergeron...

Andrei Markov 112 matchs en 3 saisons...

C,est probablement seulement que la faut de Benoit Pouliot aussi...

Vraiment?

À Montréal on ne laisse pas de chances au moins salariés, on tente de les casser au lieu de leur donner confiance, et des ailes... chez les hauts salariés qui nous coûtent souvent des parties, aussitôt qu'une plume tombe, on argue qu'ils ont déjà gagné la coupe quelque part ailleurs... Peut-être que les coachs ailleurs avaient une meilleure idée de comment employer leurs joueurs... souvent cette année, Jacques Martin a été "outcoaché" Souvent dans ces matchs Gomez volait sur la glace et c'était beau à voir, mais se faisait intercepter en milieu de zone, se faisait avoir comme un bleu, revirement et le but, on vient de perdre la partie...

Où était Pouliot? Sur le banc...

Un autre joueur Francophone dans le broyeur...

Et si son nom avait été Ben Powlot à la place et que le nom de Marc André Bergeron fût Andy-Mark Bergess...

Le problème à Montréal, c'est que l'entreprise et aussi pas mal de journalistes prennent les amateurs pour de vulgaires tartes...

Quintal, Perreault, Brisebois, Bouillon, Lapierre, Laraque, Dandeneault, Des gars qui avaient l'équipe à coeur... Des francophones...

Quand tu demandes à ton joueur de rester sur le banc et que du banc tu vois le plus haut salarié te coûter le match... Tu décourage un peu... tu veux en donner plus le prochain match, mais le coach préfère le multi-millionaire qui te coûte des matchs et qui compte 3 buts par saisons et il préfère te clouer sur le banc...

J'aurais mis Bob Hartley bien avant Jacques Martin moi! Je sais pas pourquoi... plus de feu et de désir de vaincre...

À montréal, on veut donner des salaires à des joueurs silencieux! Pourquoi pas à des coachs aussi?

À bon entendeur!
Mathieu Gregoire , juin 28, 2011

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