Rue Frontenac - Une balle dans la Coupe






Une balle dans la Coupe PDF Imprimer Envoyer
La chronique de Serge Touchette
Mardi, 21 juin 2011 08:50

Vous avez peut-être vu la scène, l’autre jour, à la télé. Le gros David Ortiz, sous le regard du non moins gros Zdeno Chara, soulevait la Coupe Stanley dans le vestiaire des Red Sox de Boston.

Qui aurait pu imaginer une telle scène, il y a 30 ou 40 ans ?

Il fut un temps où le hockey n’était rien d’autre qu’un sport de deuxième ordre pour les joueurs de baseball américains, convaincus de pratiquer le sport numéro un sur la planète.

Les temps ont changé. Les joueurs de balle aussi. Pas tous, mais plusieurs. Depuis une vingtaine d’années, les joueurs de baseball sont de plus en plus nombreux à s’intéresser au hockey, ou à tout le moins à reconnaitre son existence.

Appelons cela l’effet Gretzky.

Je m’explique : aujourd’hui, beaucoup plus de gens s’intéressent au golf à cause de Tiger Woods.

Le gros nom aura toujours le pouvoir de convertir les masses. Et celui de Gretzky, à ne pas en douter, a gonflé l’intérêt pour le hockey aux États-Unis.

Grâce à ses exploits fabuleux, Gretzky a attiré le regard de millions d’Américains qui, jusque-là, n’en avaient rien à foutre du hockey.

Entre 1985 et 2000, j’ai rencontré plein d’Américains, des journalistes, des amateurs et des joueurs de balle, qui me posaient souvent des questions sur Gretzky, Mario Lemieux et le hockey en général.

Dans les années 1970, il était pourtant rare de croiser un joueur de balle qui manifestait le moindre intérêt pour le hockey.

Oui, les temps ont changé car les joueurs de balle étaient reconnus pour s’intéresser à un seul sport : le leur.

L’esprit un peu plus ouvert

Aujourd’hui, ils ont l’esprit un peu plus ouvert.

Une autre preuve ?

Il y a quelques années au Stade olympique, quelques journalistes montréalais, trois heures avant un match, ont surpris des joueurs des Braves d’Atlanta, dont John Smoltz, Tom Glavine et Greg Maddux, en train de regarder un match de mini-putt à la télé de RDS.

Le match, commenté en français par le confrère Serge Vleminckx, amusait visiblement les joueurs des Braves.

À chaque fois que Vleminckx, dit Vlem, criait « birdie ! », Smoltz, entre autres, éclatait de rire.

Et à tout coup ou presque, Glavine ou Maddux enchaînait aussitôt avec un « birdie ! » bien senti.

Oui, les joueurs de balle américains sont un peu plus ouverts aux autres disciplines.

La preuve, ils invitent la Coupe Stanley dans le vestiaire des Red Sox et ils crient « birdie ! » à la vue d'un trou d'un coup au mini-putt !

Bref, un gros merci à l'effet Gretzky et à... Vlem !

Commentaires (1)

Flux RSS pour les commentaires

Affichez les commentaires
Le Rocket et nous
0
Au milieu des années soixante (1960...), mes soeurs et moi sommes allés au stade de baseball au Parc Jarry. À l'époque, les Expos n'étaient pas en ville. Seule la partie centrale du stade existait. C'était un dimanche d'été.
Nous nous sommes assis au mileu des gradins, vers le centre pour bien voir le jeu. On aimait la balle chez nous.
Ma soeur Manon se retour et aperçoit Maurice Richard. On aimait aussi le hockey chez nous.
Pleine d'audace, elle se dirige vers lui, et les trois autres...nous emboîtons le pas.
"Bonjour M. Richard. Vous aimez le baseball? C'est un plaisir de vous voir M. Richard."
"J'aime ça, cela me détend. C'est un beau sport. Mais ce qui m'étonne, c'est de constater que quatre jeunes comme vous puissiez me reconnaître!"

Imaginez. Le Rocket qui regardait le baseball.
On est retourné s'asseoir et on se retournait pour le voir nous regarder en souriant.

Un joueur de hockey à un stade de baseball. Ça faisait bizarre, un peu.

L.C.

longue carabine , juin 24, 2011

Ecrivez un commentaire

Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy