Rue Frontenac - Le blogue de Philippe Rezzonico






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Oscars: le moment de réparer les injustices PDF Imprimer Envoyer
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Samedi, 21 février 2009 16:50

Chaque soirée de remise des Oscars est attendue pour son faste, sa pléiade de vedettes et les robes spectaculaires des actrices. Celle de dimanche ne fera pas exception. Chaque gala des Oscars est aussi l'occasion pour l'Académie de corriger certaines injustices du passé envers des artisans du septième art.

 
La déferlante de U2 PDF Imprimer Envoyer
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Lundi, 16 février 2009 18:55
Il y a des artistes qui font partie de notre vie depuis toujours, des groupes avec lesquels nous avons grandi, de l'adolescence à la vie adulte. Dans mon cas, c'est U2. J'ai encore un vif souvenir de l'animateur de CHOM-FM, en 1979, qui annonçait dans les haut-parleurs de mon Nova SS 1974 : «Voici un nouveau band. Il vient d'Irlande et sa première chanson se nomme I Will Follow
 
Vieux et nouveaux modèles de diffusion PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 13 février 2009 14:14
Nous sommes en 2009, à l'ère du web, nouvel eldorado de la diffusion, royaume de l'instantanéité et plate-forme du voyeurisme universel. La flexibilité du nouveau médium a bouleversé bien des données, notamment en ce qui a trait à la diffusion de l'art.

En musique, la perception première était que les petits allaient profiter de cette technologie de pointe au détriment des grands. En clair : les artistes de renom allaient voir leurs chansons et leurs albums piratés sur le web, tandis que les groupes méconnus allaient se faire connaître avec le nouvel outil. Cette prémisse s'est avérée exacte, mais il n'y a pas que les petits qui en ont profité.

Radiohead, en permettant à l'acheteur de déterminer le prix de la musique, en mettant gratuitement en ligne son album In Rainbows; Nine Inch Nails, en proposant un album complet (The Slip) et des tonnes de raretés en ligne; puis, Coldplay, en se servant du web comme soutien promotionnel (600 000 téléchargements) de l'extrait Violet Hill, ont, eux aussi, profité de la manne. Affaire entendue: les anciens modèles n'ont plus cours.

Faux. Trois exemples viennent de prouver le contraire.

Dimanche, 1er février, Bruce Springsteen et son E Street Band font exploser le Raymond James Stadium de Tampa avec une performance homérique dans le cadre du spectacle de la demie du Super Bowl. Formidable, en vérité. Mais pourquoi Springsteen était-il au Super Bowl cette année, lui que la toute-puissante NFL tentait d'attirer depuis des lustres?

Pas du genre à mentir, Springsteen, avec candeur, a répondu à la question lors du point de presse qui précédait l'événement : «On a un nouvel album.» À sa décharge, le Boss n'a pas triché avec ses fans, offrant seulement une portion d'une minute et 40 secondes de sa nouvelle chanson-titre (Working On a Dream) et misant plutôt sur ses classiques (Tenth Avenue Freeze-Out, Glory Days, Born To Run). N'empêche, l'une des raisons de sa présence, c'était qu'il avait un nouveau disque en vente depuis quatre jours. Et une vitrine de plus de 100 millions de spectateurs, aux États-Unis seulement, ce n'est pas négligeable.

Dimanche 8 février, 20 heures, fuseau horaire de l'Est. La cérémonie des Grammys, durant laquelle on verra plus de 25 artistes en performance, s'amorce à Los Angeles. Katy Perry (I Kissed a Girl), Coldplay (Viva la Vida), Radiohead (15 Step) et consorts interprètent des chansons tirées de leurs albums mis en nomination. Exception majeure, U2 ouvre le gala en offrant Get On Your Boots. L'une des rarissimes chansons interprétées ce soir-là à ne pas être en nomination a eu droit à la meilleure case horaire. On ne peut reprocher à l'Académie américaine de vouloir amorcer sa fête annuelle avec le plus universel des groupes - surtout quand 19 millions de téléspectateurs sont au rendez-vous -, mais la seule raison pour laquelle U2 était là, c'est parce que le groupe aura un nouvel album en vente, le 3 mars.

Même dimanche 8 février, même fuseau horaire, mais cette fois, un peu plus tard en soirée. À Star Académie, Beau Dommage s'offre une réunion pour le 35e anniversaire de sa formation. Pour marquer le coup, le groupe se produit dans le cadre de l'émission de télévision attirant les plus importantes cotes d'écoute au Québec - 2,3 millions, dimanche dernier. Ça tombe sous le sens, Beau Dommage étant perçu par plusieurs comme le groupe le plus important de l'histoire du Québec.

Durant sa performance, le légendaire groupe livre Marie-Chantale, une chanson un peu oubliée – tirée de la face B du 33-tours Un autre jour arrive en ville (1976) – qui va figurer sur la colossale rétrospective (CD et DVD) du groupe à paraître sous peu. Ce n'était la seule raison de leur passage au petit écran – la présence de Michel Rivard comme « professeur » à l'émission en est une autre –, mais comme Springsteen et U2, Beau Dommage avait de la musique à promouvoir, un produit à faire connaître et, ultimement, à vendre.

Les nouveaux modèles de diffusion pullulent peut-être au 21e siècle, mais quand vient le temps de faire la promotion de la musique, les vieux modèles qui attirent des millions de téléspectateurs ont la vie dure.

 

 
La convergence de Ticketmaster PDF Imprimer Envoyer
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Vendredi, 06 février 2009 12:03

Le lundi 2 février, à 10 heures du matin, les billets pour une trentaine de spectacles de Bruce Springsteen en Amérique du Nord ont été mis en vente, quelque 12 heures après que le E Street Band eut mis le feu au spectacle de la mi-temps du Super Bowl. On appelle ça du bon marketing. Ce qui l'est moins, c'est quand le fan se fait royalement baiser. Récapitulons.

 
De Buddy à Amy : les 50 ans des martyrs du rock PDF Imprimer Envoyer
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Dimanche, 01 février 2009 16:20

Le 3 février 1959, quelques minutes après le coup de minuit, un Beechcraft Bonanza quitta l'aéroport de Clear Lake, en Iowa, en direction de Fargo, dans le Dakota du Nord. C'était l'hiver dans ce coin de pays des États-Unis : froid glacial, temps couvert, vents violents, conditions de vol exécrables. Le petit avion n'a jamais atteint sa destination. On perdit contact avec lui après seulement quelques minutes de vol. Au petit matin, on retrouva à 13 kilomètres de l'aéroport la tôle froissée, la carlingue déchiquetée et les corps sans vie du pilote et de ses trois passagers : Buddy Holly, Ritchie Valens et The Big Bopper.

 
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