Rue Frontenac - Une autre nuit mémorable avec Prince






Une autre nuit mémorable avec Prince PDF Imprimer Envoyer
Le blogue de Philippe Rezzonico
Dimanche, 26 juin 2011 12:09

Dix-huit minutes…. Ce fut la durée des applaudissements et des cris de la foule entre le moment où Prince et ses collègues ont quitté la scène du Métropolis, dimanche, le 26 juin, à 3 :01 du matin…et leur retour à 3 :20, pour interpréter Purple Rain.

A la fin de l’ovation, ça faisait longtemps que les lumières étaient rallumées et qu’on voyait des techniciens de scène sur les planches. Mais la foule en délire n’a jamais cessé d’y croire. Faut dire que depuis deux nuits, tout semblait permis dans la salle de la rue Sainte-Catherine.

Remarquez, comme Prince est revenu fringué de frais avec son costume d’ange, je ne suis pas sûr qu’on ait vraiment « arraché » cet ultime rappel en dépit de ces dix-huit minutes surréalistes. Mais ça ne gâche pas une seconde l’ivresse de ce moment.

Pour ce deuxième spectacle dans le cadre du FIJM, le Prince de la nuit aura grandement modifié son spectacle. De mémoire, je n’ai repéré que six ou sept chansons similaires entre les deux performances, ce qui est quand même incroyable quand on pense que les deux prestations mises bout à bout ont franchi la barrière des sept heures... Mais je peux me tromper. Je ne travaillais pas pour ce deuxième spectacle. Billet acheté, comme tout le monde, et présence au beau milieu du parterre, dans la fournaise, sans calepin de notes.

N’empêche, en vrac…

Cette fois, amorce du show à minuit et une minute plutôt que 23h30, la veille. Aucun problème. Cette fois, Andy Allo, la talentueuse guitariste-chanteuse de Prince a fait une « première partie » de trente minutes avant que le principal intéressé n’arrive à minuit et demie. Là, gros problème. La veille, on avait déjà arraché la peinture des murs du Métropolis après le jam instrumental de 12 minutes funk à saveur bombe atomique qui amorçait le show.

Qu’est ce qu’on a eu qui n’était pas au programme la veille, rayon succès ? Entre autres, une version allongée et jouissive de Pop Life, ainsi qu’une livraison bétonnée de Take Me With U. Quelque chose de très intense avec Nothing Compares 2 U et une décapante offrande de Kiss, dans le dernier droit, où tout le Métropolis dégoulinait de sueur en même temps. Prince a également fait plaisir à bien des nostalgiques en livrant une version dynamitée de Freak Out, de Chic. Oui, le Métropolis fut un invraisemblable plancher de danse ce week-end.

Et c’était joué avec aplomb, ferveur et plaisir partagé. Prince, qui n’a jamais eu l’air fatigué ou même d’avoir eu chaud, a eu un sourire fendu jusqu’aux oreilles durant les deux spectacles. Au total, la performance aura duré trois heures et demie…mais Prince n’aura été sur scène que pour trois heures, contre quatre lors de la nuit précédente.

Aussi fort que la veille ? Non, tant le volume de chansons mythiques pour faire la fête (Let’s Go Crazy, Delirium, 1999, Little Red Corvette, Raspberry Beret, Cream) était supérieur le premier soir. Mais attention. Personne n’a été floué. Prince avait promis de s’éclater et il a tenu parole. Cette nuit, ce fut un spectacle mémorable. Mais c’est le premier des deux qui fut le show de légende.

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