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Nouvelles gnrales - Science
Écrit par Louis M. Gagn   
Lundi, 13 juin 2011 16:06
Mise à jour le Lundi, 13 juin 2011 16:24

Des chercheurs qubcois viennent de lever le voile sur la vitesse laquelle lhumain volue au fil du temps en tablissant que chaque parent transmet 30 mutations gntiques son enfant, soit 30% moins que ce que les scientifiques croyaient jusqu prsent.

Cette dcouverte est capitale dans le domaine de lvolution puisquelle remet en question l'chelle de temps utilise depuis des annes pour calculer le rythme d'volution de notre espce au fil des gnrations.

On pensait auparavant que chaque parent donnaient entre 100 et 200 mutations son enfant. Or, notre tude montre plutt quils en transmettent entre 30 et 60, ce qui signifie que lvolution est trente pour cent moins rapide que ce qu'on pensait, explique Rue Frontenac le professeur Philip Awadalla, coauteur de ltude et directeur de CARTaGENE, un ambitieux projet qui vise dresser une carte gntique de la population qubcoise.

Gorilles et chimpanzs

Le gnome humain est constitu de six milliards d'lments d'information appels nuclotides. Chaque parent en transmet via un gamte sexuel que sont un spermatozode et un ovule trois milliards son enfant. Lorsque ces nuclotides sont copis pour doter les gamtes du matriel gntique destin crer un nouvel humain, il peut se produire une erreur de copie, cest--dire une mutation. Il sagit dune modification irrversible de l'information gntique et hrditaire contenue dans le gnome.

La majorit des mutations sont dites neutres, cest--dire quelles nont aucune consquence sur le gnome de lenfant. Mais dautres peuvent tre dltres et causer des maladies comme lautisme et la schizophrnie, indique ce professeur la Facult de mdecine de l'Universit de Montral.

Les mutations jouent un rle cl dans le processus volutionnaire en assurant la variabilit gntique et en favorisant de nouvelles squences gntiques. Les gnticiens vont donc devoir rviser le nombre de gnrations qui nous sparent des espces parentes comme les grands singes (chimpanzs, gorilles) qui nous sont gntiquement proches.

Les scientifiques estiment que lhumain et les autres hominids se sont spars dun anctre commun il y a environ six millions dannes. Or, la prsente tude conforte les dernires dcouvertes de fossiles qui font reculer cette sparation sept millions dannes.

Hommes vs femmes

La prsente tude publie, dans le magazine Nature Genetics, remet aussi en question lide voulant que les hommes transmettent davantage de mutations que les femmes pour la simple et bonne raison quils produisent davantage de gamtes. De faon simple, plus la production de gamtes est importante (un homme en produit des millions par jour alors quune femme en fait une seule par mois), plus les risques de mutation sont levs.

Or, ltude qui est base sur le gnome complet de deux familles composes d'un pre, d'une mre et de leur enfant montre que si 92% des mutations ont t transmises par le pre dans une des familles, le gniteur de lautre na t responsable que de 36% des mutations.

a ne veut pas ncessairement dire que la thorie est fausse, mais plutt quil y a beaucoup de variations dune personne une autre, dit le professeur Awadalla, qui dit ignorer pour linstant la raison de cet tat de fait.

Les chercheurs devront donc entreprendre d'autres tudes sur un plus grand nombre de familles pour mieux comprendre la variabilit du taux de mutations individuel.

Commentaires (2)

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Merci, trs intressant!
Luc , juin 21, 2011
Trs bon papier!
0
Merci Louis pour cet excellent texte!
- Martin
Martin LaSalle , juin 13, 2011

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