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Nouvelles gnrales - Science
Écrit par Marilou Sguin   
Mardi, 11 mai 2010 15:16
Mise à jour le Mardi, 11 mai 2010 15:55

Lchec de la lutte la pauvret et lexclusion sociale dans le nord de Montral pousse les membres de ces communauts dans les glises et les lieux de cultes estiment des chercheurs prsents sur le terrain depuis deux ans.

Les efforts investis par ltat naboutissent pas la mobilisation attendue, souvent les salles sont vides, mais quand on va dans les glises cest plein. Cest l que laction se passe, le succs se trouve l o on ne sy attend pas, dit dith Mukakayumba, docteure en gographie et professeur lUQAC.

Tout en reconnaissant la volont politique de venir en aide ces communauts, les rsultats prliminaires dune recherche-action-formation quelle a prsente, ce mardi, au Congrs de lAssociation francophone pour le savoir (ACFAS) soulignent leffet du manque de ressources.

Ltat a dlgu des responsabilits dans les organismes communautaires sans envoyer les ressources qui permettent dassumer ces responsabilits, constate Mme Mukakayumba.

Les glises deviennent un lieu de refuge pour les gens qui sont victimes d'exclusion
et de pauvret. Photo d'Archives Chantal Poirier

Les organismes communautaires font maintenant de laide de dernier recours. On saperoit quavec la diminution de largent quils reoivent, les groupes communautaires voient leurs effectifs diminuer, donc il reste de moins en moins de monde pour faire de plus en plus douvrage, ajoute son collgue Jules Lamarre, conomiste et docteur en gographie de lUniversit McGill,

Ensemble, ils ont fond en 2008 la Maison de la gographie de Montral pour tre prsents sur le terrain.

Souvent, ceux qui ont essay de faire des choses narrivent pas percer dans la jungle des organisations communautaires. Ils finissent donc par se replier dans les glises et les lieux de cultes et cest l quils essaient de faire des choses, ajoute la chercheure. Les gens sont prts travailler, ils sont de bonne volont, mais ils finissent par se casser.

Rconcilier la ralit et les pratiques officielles

Leur conclusion, sous forme dhypothse, indique que la lutte la pauvret et lexclusion sociale, est impossible gagner, puisque les mesures et les pratiques supposes aider la combattre sont, ce qui contribue la reproduire et la perptuer. Face ces rsultats prliminaires, ils souhaitent poursuivre leur tude sur cette piste.

Dans les faits, ce quon a observ cest une multiplication des tragdies qui devraient tre vites et vcues comme une fatalit confirmant lchec des mesures de lutte la pauvret et lexclusion sociale, dit Mme Mukakayumba. On parle des personnes pauvres comme des victimes, mais nous on les voit comme des hrones.

Leurs travaux se poursuivront avec lobjectif de proposer des pistes de rflexion sur le genre dinterventions qui devraient permettre une sorte de rconciliation entre, dune part, le monde rel et complexe, de la pauvret et de lexclusion sociale, et, de lautre, celui des discours et des pratiques officielles sy rapportant.

Commentaires (1)

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Des Hros
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Les personnes qui vivent l'exclusion, se rendent o ils sont accueillis et non jugs. Souvent, trs souvent les personnes qui vivent la pauvret, l'aide sociale c'est la pauvret, sont traits en paresseux, en parias. leur place vers qui vous tourneriez-vous pour vous en sortir? ATD Quart-monde, vous connaissez? Les groupes de pastorale sociale sont ceux qui font le plus connatre cet organisme qui dnonce la pauvret dans les pays riches.
carmelle Cantin , mai 12, 2010

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