Rue Frontenac - Démissionner de son parti: un choix légitime?






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Nouvelles générales - Politique
Écrit par David Patry-Cloutier   
Dimanche, 26 juin 2011 13:59
Mise à jour le Dimanche, 26 juin 2011 21:44

Les déserteurs péquistes devraient-ils se faire réélire pour confirmer leur choix devant l'électorat? Un vieux débat sur le rôle des élus a été relancé. Rue Frontenac fait le tour de la question.

Les déserteurs péquistes n'ont plus la légitimité pour représenter leurs électeurs, selon certains de leurs ex-collègues qui les invitent à démissionner de leur poste de député pour se faire réélire avec leur nouveau statut d'indépendant.

«Ça tient son mandat et sa légitimité de qui, un député indépendant?» questionne le député péquiste de Drummond, Yves-François Blanchet. Fidèle à Pauline Marois et au Parti québécois, celui-ci n'a pas digéré le geste des Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Lisette Lapointe, Louise Beaudoin et Benoit Charette.

Il demande ni plus ni moins aux démissionnaires de se représenter devant l'électorat pour demander un nouveau mandat. «Tant qu'à démissionner du parti, démissionne comme député, et on va aller en élection partielle.» Une opinion partagée par plusieurs de ses collègues du caucus péquiste, indique-t-il.

«Tu te fais élire avec le programme, les militants, le budget et la campagne d'un parti, et après ça tu dis que tu vas faire autre chose avec ça. Pire, tu dis : je vais me battre contre ceux qui m'ont fait élire», dénonce Yves-François Blanchet. Photo d’archives RueFrontenac.com

Légitime et en règle

«À la base, dans le système parlementaire de type Westminster qu'on a emprunté à l'Angleterre, on élisait un député avec un mandat de représentation. Il siège au parlement pour défendre les intérêts de la circonscription», explique le professeur au département de science politique à l'Université de Montréal, Jean-François Godbout.

Ce spécialiste des institutions politiques et des élections est formel. Rien n'empêche un parlementaire de quitter son parti et de continuer de siéger comme indépendant. Le déserteur peut même joindre les rangs d'un parti adverse s'il le désire.

«Ça n'a pas de bon sens, dit Yves-François Blanchet. Tu te fais élire avec le programme, les militants, le budget et la campagne d'un parti, et après ça tu dis que tu vas faire autre chose avec ça. Pire, tu dis: je vais me battre contre ceux qui m'ont fait élire.»

À l'écoute de qui?

Pierre Curzi explique ainsi sa décision de continuer de siéger comme indépendant: «Un député élu représente l'ensemble des citoyens de sa circonscription, sans discrimination et de tous partis confondus. C'est son devoir et sa responsabilité», nous a-t-il dit, dans une déclaration transmise par son attaché politique.

On peut croire que certains candidats-vedettes, comme Louise Beaudoin et Pierre Curzi, ont parfois plus d'impact sur l'électorat que leur propre parti. Photo d’archives RueFrontenac.com

«S'il veut écouter les gens de toute sa circonscription, il peut le faire, indique M. Godbout. S'il veut écouter seulement ceux qui ont voté pour lui, ou encore écouter ses simples intérêts personnels, il est aussi en droit de le faire», dit-il. Aux électeurs de juger, lors de l'élection suivante, s'ils sont satisfaits du travail de celui qu'ils ont envoyé au parlement.

Le professeur de science politique rappelle d'ailleurs que les partis politiques n'existaient pas à l'origine du système parlementaire. Ils ont été inventés bien après le boulot de député. Ceux-ci profitent en quelque sorte d'un mandat qui leur est personnel. «Théoriquement, on ne vote pas pour un parti, on vote pour un nom. Sur le bulletin de vote, les noms des partis politiques sont écrits en dessous. Et à une certaine époque, les noms de parti n'étaient même pas inscrits en dessous!»

Une réalité fort différente

La réalité s'avère toutefois fort différente. Les candidats qui se présentent comme indépendants n'ont que peu de chance d'être élus. Les électeurs votent d'abord et avant tout pour un parti politique ou même pour un chef. Le nom du candidat local n'a que peu à voir avec le résultat de l'élection.

C'est du moins la conclusion à laquelle arrivent les auteurs de la recherche Does the Local Candidate Matter? Candidate Effects in the Canadian Election of 2000. Par un sondage postélectoral, cette recherche a démontré que le candidat local a bel et bien un effet sur l'électorat, mais que ce facteur vient bien après les leaders et les partis politiques en terme d'importance sur l’endroit où un électeur place sa croix.

On peut toutefois croire que certains candidats-vedettes ont beaucoup plus d'impact sur l'électorat. Un homme comme Pierre Curzi, que les sondages donnent comme un des politiciens les plus populaires au Québec, a obtenu 47,66 % des voix de sa circonscription de Borduas lors de la dernière élection provinciale en 2008. À l'échelle provinciale, le Parti québécois n'a obtenu qu'un score de 35,17 %.

«Sans le PQ, Benoit Charette n'aurait jamais été élu», soutient Yves-François Blanchet. Photo d’archives

«Il y a de bonnes chances qu'il ait été élu grâce à sa popularité et à sa notoriété», reconnaît Yves-François Blanchet. Mais celui-ci n'en démord pas. «Ça ne lui donne pas le droit de travailler pendant deux ans sur un mandat pour lequel tu n'as pas été élu.»

M. Blanchet se veut beaucoup plus acerbe envers Benoit Charette. «Sans le PQ, il n'aurait jamais été élu. Il n'a aucune légitimité à garder son siège», tonne-t-il.

Des exemples nombreux

À Ottawa, le député néo-démocrate Peter Stoffer mène une lutte acharnée contre les députés qui changent d'allégeance. Il a déposé un projet de loi à ce sujet, qui prévoit que «tout député qui devient membre d’un parti enregistré (...) est réputé abandonner son siège et perd sa qualité de député si, lors de la dernière élection, il était soutenu par un autre parti enregistré ou n'était soutenu par aucun parti enregistré.»

En clair, le député veut forcer le déclenchement d'une élection lorsqu'un parlementaire change de parti. Il faut dire que les exemples sont nombreux. Peter Stoffer donne l'exemple de David Emerson. Ministre de l'Industrie sous les libéraux lors du déclenchement des élections de 2006, il est passé chez les conservateurs quelques jours après la défaite des siens, comme ministre du Commerce international.

«Le message que ça envoie aux électeurs du comté, c'est que tu ne te soucies pas de ce qu'ils pensent, que tu vas bien faire ce que tu veux. C'est une mauvaise chose», estime Peter Stoffer, qui croit que cela alimente le cynisme des citoyens envers la politique.

Même le Bloc Québécois est né de déserteurs du Parti progressiste-conservateur et du Parti libéral du Canada, lors des discussions sur l'Accord du lac Meech. «Oui, le Bloc a été formé comme ça, reconnaît Yves-François Blanchet. Mais si on parle sérieusement de réformer la façon de faire de la politique au Québec, dans la réflexion, on peut aussi mettre cela dans la balance.»

Le droit de siéger comme indépendant

Si on reprend pour le Québec la même logique que le projet de loi que les néo-démocrates ont proposé au fédéral, les démissionnaires du Parti québécois pourraient siéger comme indépendants, mais ne pourraient créer un nouveau parti ou joindre les rangs de l'ADQ ou des libéraux, par exemple.

Peter Stoffer estime que les députés indépendants peuvent être tolérés, car il est toujours possible de quitter un parti pour une raison idéologique, lorsqu'on n'est pas d'accord avec une décision du chef, par exemple. Il considère cela légitime.

Le député indépendant Éric Caire a proposé de doter le Québec d'une loi semblable au Recall and Initiative Act britanno-colombien, une loi qui aurait pu servir à le destituer lui-même lorsqu'il a fait défection de l'ADQ. Photo d’archives RueFrontenac.com

Toutefois, rien n'empêcherait un démissionnaire de se coller à un parti politique sans en faire officiellement partie, un peu comme André Arthur qui votait constamment comme le gouvernement conservateur. «Il était un conservateur sur toute la ligne, admet Peter Stoffer. Il a toutefois été élu comme indépendant et siégeait comme indépendant. Il ne faisait pas partie du caucus conservateur.»

Les députés québécois font ce qu'ils veulent

En Colombie-Britannique, il existe un processus pour rappeler un député à l'ordre lorsque les électeurs ne sont pas en accord avec ses agissements. On appelle cela le «recall», une mesure unique au Canada. Il suffit de lancer une pétition et d'obtenir la signature de 40 % de l'électorat pour «rappeler» une élection.

Le député indépendant Éric Caire a proposé de doter le Québec d'une loi semblable au Recall and Initiative Act britanno-colombien. Lors du dépôt de son projet de loi, en février dernier, il a expliqué qu'il aurait pu servir à le destituer lui-même lorsqu'il a fait défection de l'ADQ.

Le péquiste Yves-François Blanchet n'a pas poussé sa réflexion jusqu'à proposer un projet de loi. «Je fais appel à ceux qui se drapent de la soi-disante nouvelle manière de faire de la politique, il faut qu'ils aient le courage de leurs convictions, qu'ils décident eux-mêmes de se présenter devant l'électorat», affirme-t-il.

En attendant, les démissionnaires du PQ sont libres de faire ce que bon leur semble. Quitte à créer ou joindre un autre parti. Pierre Curzi n'a pas fermé la porte à l'idée de joindre les rangs de Québec solidaire. Jean-Martin Aussant envisage de fonder un nouveau parti souverainiste. Finalement, Benoit Charette pourrait bien devenir le premier représentant des troupes de François Legault à l'Assemblée nationale.

«Si la population n'est pas d'accord, elle pourra s'exprimer à l'élection suivante. Et historiquement, les transfuges se font souvent battre», conclut le politologue Jean-François Godbout.

Commentaires (21)

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ILs ont tout a fait
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le droit de démissionner,tous sont d'accord,mais il y a une bonne différence entre les indépendants des différents partis.Il n'y a qu'un député libéral,deux députés de A.D.Q et six du P.Q.Les dépités dissidents du P.Q sont plus nombreux que du deuxième parti de l'opposition.¨Ca voudrait dire que L'A.D.Q ne serait plus la deuxième opposition mais ce serait les députés indépendants du P.Q.Que devient l'A.D.Q
Huguette , juin 28, 2011
La Colombie-Britannique en recall - et voilà:
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Il faut être très prudent, avant de citer une loi Britanno-Colombienne, car chez nous cela est une expression de notre démocratie. Il faut d’ailleurs voir ce qui arriva à Gordon Campbell qui oublia de se rappeler avoir dit de ne pas harmoniser nos taxes avec la HTS.

Maintenant Christy Clark va faire un referendum pour essayer de ne pas se séparer du Canada (garder la HST avec un taux réduit de 2% pendant deux ans, donc une réduction de 12% à 10%).

Et voilà – de recall act à referendum en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire!

Vu d'ici, Pierre Curzi (pour la culture) , Lisette Lapointe (pour l’économie), Louise Beaudoin (pour l’éthique) c’est comme les 3 mousquetaires – on les connait lorsqu’ils sont au moins 4 et que tous les autres ont envie de suivre (du mât, c’est la logique sous-tendue). Même ceux qui ne se voudraient pas pour la robe d'un point Cardinal sont sous les ordres!

Le chef à delà de 70% d’appui, c’est ce l’on dit lorsqu’un parti a moins d’idées – son chef déjà en voix dans l’au-delà.

Où irait-on si les députés ne représentait plus le peuple souverain, mais devait allégeance a un chef d’un tel parti. C’est cela la raison d’être du recall act! Democratic! Isn’t it!
Michael Louvet PEng , juin 28, 2011
De bonnes pistes de réflexions mais...
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À ce compte-là, Jean Charest a t-il la légitimité pour gouverner au Québec? Je ne crois pas que la population lui ait donné le mandat de dilapider nos ressources naturelles. Vivement le Recall Act!
Danielle Unetelle , juin 27, 2011
La mémoire super-sélective
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Le député Blanchet semble oublier que le Bloc a été formé de transfuges, qui n'ont pas démissionné de leurs sièges.

Evidemement, la chose est toujours différente quand on parle des amis du PQ, qui sont par définition des saints, qui défendent la cause du Bien contre le mal... LOL
514 , juin 27, 2011
Pourquoi généraliser à partir de problèmes purement péquistes?
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Ce qui me fatigue un peu beaucoup avec le PQ, c'est qu'ils tentent de faire des problèmes de leur parti des problèmes de société.

Selon les péquistes, démissionnaires ou autres, ce n'est pas le PQ qu'il faut gérer autrement, non! Il faut carrément faire de la politique autrement...

C'est aussi une forme de déni de faire porter au Québec tout entier le poids de réformes qui concernent surtout un seul parti gravement dysfonctionnel.

Je ne comprends pas pourquoi il faudrait changer les institutions simplement pour accommoder le manque de discipline et de vision des péquistes.
sco100 , juin 27, 2011
Qu'en situation de gouvernement minoritaire
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Je serais en faveur d'une mesure obligatoire de "rappel" soit la tenue d'élections partielles pour des démissionnaires d'un caucus d'un parti qu'en situation où le gouvernement en place est minoritaire. En situation où le gouvernement demeure majoritaire le brasse-camarade de députés à l'Assemblée nationale doit se régler qu'en élections générales. Pourquoi payerions-nous pour des élections partielles qui n'auraient aucune répercussion sur le pouvoir détenu par le gouvernement en place jusqu'aux prochaines élections générales ?
Jean-Pierre Gascon , juin 27, 2011
Un Parti Malade
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Seulement un petit rappel à la mémoire du Député Blanchette.
Monsieur Blanchete, je vous rappelerai que notre Chef Fondateur du Parti Québécois soit René Lévesque a siégé comme Indépendent(Libéral) de 1967 À avril 1970...Où il fût battu dans le Comté de Laurier à deux reprises avant d'être élu dans Taillon en 1976.
Un peu d'histoire récente de votre parti serait bienvenue de la part d'un Député qui prétend faire la lecon aux autres.
Et c'est ca qu'on a élu au PQ il y 2 ans!?.....Je comprend mieux maintenant ce qui se passe dans ce parti.....Tous de petits arrivistes en quête d'une Limousine avec chauffeur....
Malheureusement on va devoir repartir le parti sur de nouvelles bases ou plutôt revenir à l'OPTION-QUÉBEC de René Lévesque qui fût le fondement de ce parti...
Relisez le M. Blanchette ca vous donnera peut être un peu de culture historique de votre parti et du PAYS à en devenir.
Merci!
Michel Asselin.
p.s. René Lévesque avait dit lors de l'assermentation de son 1er Conseil de Ministre en 1976:"n'oubliez jamais que vous serai toujours seulement d'abord et avant tout le représentant de vos commettants et que devenir Ministre n'est qu'une exception car vous pourrez redevenir que Député." Ca on appelle ca de l'humilité et du réalisme.....
Pensez y les petits arrivistes du PQ....
M.Asselin , juin 27, 2011
Choix du québécois
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Le québécois a choisi que le parti politique était plus important que le député qui représentait leur comté.
Le québécois a élu, et ce même si les candidats était plus que douteux, majoritairement le NPD.
Dans cette optique, le québécois se fou un peu du candidat et vote pour un parti.
Dans cette même optique, les démissionnaires devraient respecter le choix des québécois et assumer le fait que s'ils ont été élu, c'est bien parce qu'ils faisaient parti du PQ.

Facile de quitter un parti qui coule mais auront-ils le courage de vraiment démissionner ?
Habitude , juin 27, 2011
Parlant déception
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Moi ce qui me dérange encore plus, c'est le député, comme Camil Bouchard, qui ne se rend pas au bout de son terme pour des motifs autres que la santé, qui oblige le déclenchement d'une autre élection et qui peut même réclamer une indemnité de transition (parfois pour un poste qu'il avait déjà en poche). Ah oui, il arrive même qu'il empoche sa retraite s'il a six ans d'ancienneté.
gillac , juin 27, 2011
C'est drle
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C'est drôle comment on peut parler des 2 côtés de la bouche, dépendamment des circonstances......

Lorsqu'un candidat n'est pas assez important ou influent dans un comté, on nous demande de voter pour le chef et son parti, afin de gagner les élections.....ce qui est important, c'est d'avoir le "maximum de députation possible"......On a eu un bel exemple au fédéral avec la vague orange ou de parfaits inconnus ont remporté leurs élections, sans trop savoir ce qui les attendaient et/ou ne connaissaient les attentes de leur comté...........

Lorsque le chef et son parti ne sont pas assez influent pour remporter une élection dans un comté....on nous emmène des "candidats vedettes", qui grâce à leur rayonnement et leur leadership, blablabla vont leur permettre de remporter un comté que le chef seul n'aurait pas été capable de remporter......

Il est vrai que le parti et le chef ont permis à certains députés de se faire élire, comme il est vrai que "certains candidats" ont aussi permis à leur parti de remporter undes comté(s) que le chef et le parti seuls n'auraient pas été capable de vaincre.....

Je n'ai aucun problème avec le fait qu'un député démissionne de son parti et deviennent "indépendant" le reste de son mandat(les électeurs décideront pour la suite) parce qu'il n'y a plus d'affinité entre les valeurs défendues par le député et ceux de son parti.........

Je compare le tout avec un contrat de travail qui ne fonctionne plus.....on termine son contrat(mandat) et on quitte à la fin. On ne renouvelle pas, on renouvelle ailleurs ou on prend sa retraite

Je considère que les députés qui ont faits preuve de "malversation" eton s'en font complices devraient carrément être DESTITUÉS....ex: Tony Tomassi

Salutations
Leinad , juin 27, 2011
Des lobbyistes sans le nom...
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Avant tout,un député représente les gens de son comté! On vit en démocratie (Indirecte, oui.) mais on vit pas en particratie!...
On ne doit pas rejeté la faute que le Comté soit représenté par une association unissant des interets spirituels ou économique sur le député!...sinon...on pourrait déplacer en plein mandat comme on veut genre de chaise musicale les députés d un comté a l autre...
Notre démocratie met trop d emphase sur les partis (Bénifices, faveurs pour les plus gros partis..) qu ils deviennent une sorte de lobbyiste...sans en avoir le nom...les tinamis savent tres bien cela!
N.L. , juin 27, 2011
@Mario,
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Je ne comprend pas que votre message se soit retrouvé sur ce blogue il aurait être rejeté dans un spams.Vous êtes très méchant je vous verrait davantage sur le blogue de canöé.Là est votre place.
Huguette , juin 27, 2011
Déçu oui
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Je suis très déçu de Pierre Curzi et de Louise Beaudoin,je suis tombée en bas de ma chaise,moins pour Lisette Lapointe depuis le temps qu'elle et sont mari Pariseau veulent gouverner le parti c'est une bonne chose qu'elle soit partie,fini les magouilles.Les députés qui ont quittés avaient été élus avec et pour le parti Québécois et en quittant ils se désafiliaient du parti donc ils ne représentent plus le P.Q et doivent se redéfénir et dire de quel allégeance ils sont,ils n'ont pas le choix,ce doit être clair pour tout le monde.C'est blanc ou noir mais faut que ce soit clair.
Huguette , juin 27, 2011
Oui! , Ce commentaire a été désigné comme non-intéressant par les internautes. [Afficher]
Nous agissons en colomb.......
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Par leurs choix, ils ont fait mal au parti, ils ont pensée à leurs besoin personnel.
Vous ne pouvez forcer les gens à voter pour l'indépendance, ça ils ne le comprendront jamais.
Ce sont des actes puérile de leurs parts, des actes de frivolité.
D'autre part les libéraux sont un parti de Zombie, des morts vivants, des gens qui ont peu de courage

La population a la mémoire courte, l'ancien Ministre des finances, Yves Séguin avait refusé d'offrir de généreuse subvention d'au delà de 2 à 3 Milliards à Intrawest, Intrawest qui est maintenant en faillite.

La population oublie à nouveau que les redevances sont ridiculement basses et qu'en retour ce que l'on reçoit en héritage, c'est des vestiges de site contaminés pour des centaines d'années.

On ce que l'on mérite comme partie, quand on sera rendu à boire du schiste et que nos évier seront des chalumeaux, peut-être que le monde va commencer à se prendre en mains.
Martin , juin 27, 2011
quitter honorablement
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Nous ne sommes pas aux USA où il y a un vote pour le président et des votes pour les sénateurs et représentants qui ne se gènent pas pour voter comme leur majorité ou non.
Ici, si on vote pour des députés, ça devrait bien leur laisser une marge de manoeuvre. D'ailleurs, la ligne de parti devrait se résumer à beaucoup moins de points qu'à leur actuelle. Un parti comme le PQ qui est une coalition dont l'objectif principal (est-ce encore le cas?) est de faire l'indépendance, devrait accorder plus de discrétion à ses députés sur la plupart des points. D'autres partis devraient sans doute s'en inspirer aussi.
Denis Poitras , juin 27, 2011
Manque d'élégance
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Vu d'en bas, étant moins connaissante que tout ce beau monde, on voit qu'en cours de route les élus ont oublié de démontrer qu'ils font leur travail, on les entend plus souvent médire que présenter leur point de vue à la population sur les dossiers qu'elle devrait mieux comprendre. Ils devraient faire preuve de plus d'élégance mais bien sûr, ils feraient moins la une des journaux.
Annie G. , juin 27, 2011
Et le Chef?
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La proposition qui voudrait qu'un député démissionnaire soit contraint de se présenter immédiatement devant l'électorat soulève plusieurs problèmes. Le premier étant sans doute que l'électorat ne se prononce pas sur un seul sujet. Je peux être d'accord avec la démission du député mais quand même préférer un autre candidat plus prestigieux, ou qui a l'attrait d'être nouveau. Pensez à l'engouement que le Québec a eu pour les candidats de Mario Dumont, ou du Crédit Social, ou encore de M. Legault si jamais il fonde son parti.
Le second problème est celui de l'argent : le député démissionnaire est sans ressources face à une ou plusieurs machines électorales.
Le troisième problème est qu'il n'y a pas de possibilité de mesurer quoi que ce soit. Le ou la Chef qui est la source de la démission n'est pas soumis à la même règle. On ne peut donc pas donner raison aux démissionnaires en votant contre ce chef dans son comté.
Le quatrième problème réside dans la nature colorée de certains comtés : le démissionnaire peut avoir été élu en grande partie grâce à une vague, telle qu' on a connu récemment aux élections fédérales, ce qui le rend plus vulnérable que l'autre démissionnaire qui a bénéficié d'un comté ''teint'' bleu ou rouge.
Enfin, dans tous les cas, cette élection-sanction aurait pour effet de confirmer la dictature de la ligne de parti et l'absolutisme du pouvoir du ''Cheuf'', encore une qualité du Duplessisme, où le simple député n'est qu'un exécutant sans âme ni conscience des volontés du leader suprême.
Si on veut respecter la population, il faudrait que le sujet soit limité à la seule question en jeu : Est-ce que votre député avait raison de démissionner de son parti? Si la réponse majoritaire est négative, alors cela pourrait déclencher une élection partielle dans ce comté. La question plus intéressante est alors la suivante : si la population donne raison au démissionnaire,est-ce que le ou la ''Cheuf'' est alors contraint de démissionner à son tour ?
jean-carle hudon , juin 27, 2011
On est souverainiste oui ou non
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Des souverainistes qui quittent le parti souverainiste cela me rappelle une certaine phrase qui disait qu'il y avait en France autant de parti politique que de Français.
Une véritable bataille d'égos dans ce parti qui ressemble énormément à la Tour de Babel. Et pendant ce temps de vrais leaders comme Jean Charest continuent a gérer de mieux en mieux nos taxes.smilies/grin.gif
Furibond , juin 27, 2011
Que c'est mesquin...
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La mesquinerie des péquistes envers leurs anciens camarades n'a pas de limites... Continuons le raisonnement du député Blanchet: comment peut-on traiter de pourri quelqu'un à qui on a confié des responsabilités pendant si longtemps? Est-ce que Pauline Marois est aussi mauvaise juge des personnalités qu'elle n'a pu discerner que M. Curzi était en fait démoniaque?

L'intervention de M. Blanchet est en fait une menace envers les députés péquistes qui songent à quitter le bateau qui coule...
514 , juin 26, 2011
Les transfuges
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Les transfuges, on peut les compter a la tonne, mais il ne faut pas s'offusquer pour si peu, Je préfère cette démocratie a celle des partis politiques, tellement moins élastique.
Je ne suis nullement surpris d'observer certains députés partir en guerre contre d'anciens collègues.
De toute facon, le parti québécois n'a aucune vision d'avenir, etes-vous surpris des transfuges, pas moi!
Avocat du diable , juin 26, 2011

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