Rue Frontenac - Huberdeau en Floride ? Couturier à Ottawa ?






Huberdeau en Floride ? Couturier à Ottawa ? PDF Imprimer Envoyer
La chronique de Martin Leclerc
Vendredi, 24 juin 2011 12:00

Les dernières heures qui s’écoulent avant le repêchage paraissent souvent interminables aux yeux des recruteurs.

Des milliers de matchs ont été vus. Le classement de chaque joueur a été débattu et soupesé, parfois avec beaucoup d’émotion. Et après leur ultime réunion, toutes les équipes de recrutement sont convaincues que leurs besoins ont été bien identifiés et que chaque nom repose dans la case qui lui convient.

Ne reste plus qu’à attendre que le chat sorte du sac. Ne reste plus qu’à attendre que, un par un, chaque recruteur en chef fasse sortir sa petite part de dentifrice du grand tube. Ceux qui commettront des erreurs les paieront longtemps. D’ailleurs, comme le dit un vieux dicton chinois : « Quand le dentifrice sort du tube, on ne peut pas le remettre à l’intérieur ». C’est ce qui rend l’exercice aussi intéressant.

Pour les équipes qui détiennent les six, sept ou huit premiers rangs de sélection, l’enjeu est encore plus grand. Les meilleurs joueurs disponibles sont souvent de futures supervedettes susceptibles de graduer dans la LNH dès la saison suivante. Ces sélections permettent aux équipes de combler des besoins immédiats et de favoriser les succès futurs de leur organisation.

Personne ne veut être pris au dépourvu. Chaque équipe veut s’assurer que le joueur dont elle héritera répondra à ses besoins. À défaut de quoi, une transaction peut toujours être conclue pour parer à une sélection moins adéquate.

C’est là que le travail de coulisses prend tout son sens. Les recruteurs déploient leur réseau de contacts (agents, recruteurs d’équipes adverses) et analysent les besoins des autres équipes pour tenter de prédire avec le plus de précision possible l’allure du repêchage. Les directeurs généraux, eux, essaient souvent de conclure des transactions « conditionnelles » pour se couvrir.

Voici donc, selon l’analyse d’une des équipes impliquées, à quoi pourrait ressembler le repêchage de ce soir.

Sean Couturier aboutira-t-il avec les Sénateurs d'Ottawa? Photo d'archives Martin Bouffard

PREMIER CHOIX : Ryan Nugent-Hopkins

« Nous voyons Nugent-Hopkins sortir au premier rang en autant que les Oilers gardent leur choix de repêchage. Les Oilers sont soumis à beaucoup de pression dans l’Ouest. Les gens veulent que l’équipe choisisse cet attaquant qui évolue avec Red Deer dans les rangs juniors. Par contre, les Oilers souhaitent mettre la main sur un ou des défenseurs. »

SECOND CHOIX : Gabriel Landeskog

« Nous sommes convaincus que l’Avalanche du Colorado misera sur Landeskog. C’est un attaquant de puissance qui sera en mesure de jouer dans la LNH dès la saison prochaine. Ce gars-là sera peut-être capitaine de son équipe pendant 15 ans dans la LNH. »

TROISIÈME CHOIX :  Jonathan Huberdeau

« La Floride va miser sur un attaquant. Les Panthers n’ont aucun attaquant d’avenir ni personne pour marquer des buts. Et nous ne voyons personne d’autre que Huberdeau pour cette sélection. »

QUATRIÈME CHOIX : Adam Larsson

« Les Devils du New Jersey ont Ilya Kovalchuk et Zach Parisé à l’attaque. C’est leur première occasion depuis très longtemps de sélectionner un défenseur de premier plan au repêchage. Selon nos infos, ils vont miser sur le Suédois Adam Larsson s’il est encore disponible. »

CINQUIÈME CHOIX :  Dougie Hamilton

« Les Islanders de New York sont aussi à la recherche d’un défenseur. Nous croyons que leur choix sera Dougie Hamilton, un bonhomme de 6 pi 4 po qui fait bien circuler la rondelle et dont les parents sont tous deux d’anciens olympiens. »

SIXIÈME CHOIX :  Sean Couturier

« Nos contacts nous disent que les Sénateurs vont miser sur Sean Couturier, des Voltigeurs de Drummondville. Mais à partir de ce rang, il y a le Suédois Mika Zibanejad qui entre en jeu. Zibanejad est un vrai battant. Il a viré l’équipe de Djurgarden (ligue élite suédoise) à l’envers de la même manière que Landeskog l’a fait à Kitchener dans la Ligue junior de l’Ontario. »

Voilà le portrait que dressaient, tard jeudi soir, les dirigeants d’une équipe de LNH en vue du repêchage de ce vendredi.

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La bonne nouvelle pour les pauvres fefans du Canadien, c'est que le très incompétent Timmins ne pourra jamais faire un pire choix que David Fischer en 2006 (au lieu de Claude Giroux, Brad Marchand ou Milan Lucic). On a congédié des dépisteurs pour bien moins que ça.
Elmer Vasko , juin 24, 2011

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