Rue Frontenac - Des millions pour 19-2






Des millions pour 19-2 PDF Imprimer Envoyer
Le blogue de Pascale Lévesque
Jeudi, 07 avril 2011 23:46

Combien ? 1,3 million. Ça en fait du monde devant son écran pour assister à la finale de la télésérie la plus populaire du petit écran cet hiver. Et on dirait que le nombre paraît encore plus gros quand  on sait qu’il n’y a pas de suite assurée à 19-2.

 

Plus c’est gros, plus ça fait mal. Et les ouvertures, multiples, qui ont ponctué la conclusion des aventures de Chartier (Claude Legault) et Beroff (Réal Bossé) au poste 19 laissent encore plus perplexe quant à cette « fracture dans l’univers » qui empêcherait que ça se poursuive.

En entrevue un peu partout dans les derniers jours, Podz, le réalisateur s’est dit prêt à attaquer une seconde saison. Mais, tel que l’expliquait Hugo Dumas de La Presse dans une récente chronique, il semble que Radio-Canada aie exigé qu’un producteur d’expérience épaule l’équipe de Zingaro film avant de donner son aval. Ce qui explique que tout soit sur la glace.

Le dernier épisode de mercredi nous a révélé : une taupe dans le poste, Chartier qui se fait demander d’être l’espion de la SQ chez ses collègues, sa copine qui revient, Harvey qui meurt, Audrey qui se meurt, Isabelle qui choisit sa carrière au détriment de sa famille et Berrof qui semble encore avoir tout perdu…

Il y a eu plus d’intrigue dans ce 10e et ultime épisode que durant toute la saison. Et pas que le reste de la saison en manquait. Une belle fin pour une histoire qui a progressivement pris de l’amplitude.

Car j’avoue que les deux premiers épisodes de 19-2 m’avaient laissée froide. Bien que la télésérie présentait des qualités techniques indéniables, à commencer par le jeu des acteurs et la réalisation de Podz. Mais, de mercredi en mercredi,  le scénario et les textes,  qui n’étaient pas au départ à la hauteur du reste,  à mon avis, ont  gagné énormément en profondeur. Les enfilades de cas traités par les patrouilleurs qui composaient les premiers épisodes ont laissé place à une courbe dramatique bien nourrie dans les suivant. Et au compte de quatre (l’épisode où une fête du personnel du poste 19 fut prétexte à la première sortie publique de Harvey (Vincent Graton) depuis son accident) j’ai vraiment enfin embarqué.

Enfin, à défaut d’une suite, 19-2 aura confirmé le talent et le charisme de Réal Bossé. Et aussi que du violoncelle pour ponctuer une vie, c’est vraiment une valeur ajoutée…pour faire référence à l’excellente parodie de la série faite par Marc Labrèche à 3600 secondes.

Commentaires (2)

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Une grande série!
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19-2 est effectivement une très grande série qui a su rejoindre un public de tous les âges, ce qui est très rare.
Cela n'aurait aucun sens qu'il n'y ait pas une suite à un projet de qualité comme cette série qui de plus rejoint un grand public!
Est-ce que les bonzes de Radio-Canada vont finir par allumer et trouver un terrain d'entente avec les producteurs???
Jean , avril 08, 2011
Les deux premiers épisodes scénarios et textes pas à la hauteur ?? Parlez pour vous !!
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Je suis sidéré de lire que vous considérée les scénarios et les textes des deux premiers épisodes pas à la hauteur . De un, dans toute série qui débute on n'y connait aucun des personnages, et de deux, cela prend un minimum de temps à la mise en place de la trame de fond de l'intrigue. Faut vraiment chercher à faire de la critique pour de la critique rendu à ce point ..... 19-2 est une grande série hors du commun s'il en est une au Québec. Apprécions, et cessons de chercher des bébittes là ou il n'y en a pas point à la ligne .
Bibouille , avril 08, 2011

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