Rue Frontenac - Le « high » de matante Véro






Le « high » de matante Véro PDF Imprimer Envoyer
Le blogue de Pascale Lévesque
Jeudi, 24 mars 2011 02:48

« Le plus gros « high » de ma carrière radio » En presque milles émissions des Midis de Véro et sept ans derrière le micro, Véronique Cloutier n’use rien de moins que de ces mots pour qualifier ce qu’elle a vécu en ondes mardi dernier.

Claire Lamarche dirait sûrement « Y’a rien là ma belle ! » avec tous ces gens qu’elle a pu réunir avec Les Retrouvailles. N’empêche. Lorsque Véronique Cloutier, touchée par l’histoire de la petite en détresse du vol AT210 racontée par ma collègue Maude Goyer dimanche, a reçu une réponse instantanée à son appel à tous aux Midis de Véro pour savoir comment se portait la jeune patiente…ça valait tout l’or du monde.

Et peut-être même que ça valait « toute les rides de bike » pour reprendre les mots d’Éric Lapointe qui décrivait, il y a déjà un moment, l’effet que lui faisait la paternité dans une entrevue à CKOI. Mais je n’ai pas pensé poser la question à « matante » Véro quand je lui ai parlé ce mercredi.

Bon, pour ceux qui n’auraient pas suivi, voici en rafale la suite des événements.

Dimanche, Maude Goyer raconte dans son blogue comment son amie médecin a sauvé en plein vol un bébé en sévère difficulté respiratoire, forçant l’avion qui faisait alors la liaison Maroc-Montréal à se poser d’urgence à mi-trajet.

Comme la médecin salvatrice n’avait pas eu de nouvelles de la famille de la petite depuis le drame en août dernier, Véronique Cloutier et Josée Boudreault ont lancé, mardi, un appel à tous à quiconque connaîtrait la famille de l’enfant.

Bingo, une amie de la famille a illico téléphoné en ondes. Ce qui a permis à ma collègue de retracer la mère et l’enfant, qui se porte très bien depuis, et de provoquer des retrouvailles entre la fillette, ses parents, et son amie qui lui a sauvé la vie.

L'union fait la force

Magique, hein ? « C’est toute une histoire, ça prouve que l’union fait vraiment la force » a conclut Véro au micro de son émission mercredi, alors qu’elle parlait à son tour à Loubna, la maman de la petite.

« Des appels à tous, ça donne rarement quelque chose. Au mieux, on va recevoir un courriel trois jours plus tard. Ou pas du tout. Là, c’était dans l’immédiat ! » lance-t-elle au bout du fil.

J’en reviens donc à « matante » Véro, ploguée subtilement comme un « truck » plus tôt dans mon texte. Car ces derniers jours, entre les élections, les soulèvements dans les pays arabes et la catastrophe au Japon, a fait surface un débat de première importance : la « madamisation » des médias.

Pas grand chose à en dire sauf que bien des passages du texte de Stéphane Baillargeon du Devoir m’aient fait rire. Que les répliques (certaines hystériques !) des pours et des contres m’ont rendue encore plus hilare. Car ces réactions exagérées (mon avis de niaiseuse de 31 ans) étaient en partie la démonstration de ce que le journaliste décrivait.

Matante power

Sauf que. Et voilà le lien avec l’événement qui nous préoccupe. Tout n’est pas noir ou blanc et des histoires comme celle-ci, c’est le gris qui prouve que l’antenne madame mérite certainement sa niche. « Bien humblement, j’ai ma place dans le paysage culturel. C’est correct qu’il y ait une fille comme moi , tant qu’à l’opposé il y aie une Marie-France Bazzo », plaide Véronique Cloutier qui se dit ouvertement pour le « matante power ».

« Matante power » au point d’avoir sa propre ligne de vêtements mous-chics-confortables dans une grande chaîne de magasins. Faut le faire pour une animatrice qui a le moyen et les occasions de s’habiller comme si elle foulait un tapis rouge à tous les jours. Ça c’est être assumée.

« Mais…ok, on arrête ça. Je ne veux pas me mêler à ce débat qui n’en n’est pas un », s’est ravisée Véro, prise d’une charmante panique en plein milieu de la conversation à propos de la « madamisation ». Son avis vaut quand même que je vous le partage. « En 7 ans de radio, bientôt 1000e émission des Midis de Véro, j’ai trop de mes dix doigts pour compter le nombre de fois où on a parlé de gloss et de maquillage. Sans parler du conflit en Libye, on parle de sujets qui suscitent une prise de conscience. Et pour ça, je juge que ce n’est pas nécessaire d'étaler sa grande culture »

Parfois, et presque tout le temps, étaler son empathie est amplement suffisant. Et ça vaut toutes les rides de bike.

Commentaires (2)

Flux RSS pour les commentaires

Affichez les commentaires
Y'a une nouvelle invention dans le domaine des océans...LES ILES!
0
M.Bédard,

Simplement pour éclairer votre lanterne, voici un extrait du texte qui relate l'escale imprévue de l'avion dans : "Le pilote a alors signalé aux centaines de passagers à bord que l’avion allait faire un atterrissage d’urgence sur une île qui était en fait une base militaire, en plein océan Atlantique, pour soigner le plus rapidement possible la fillette."

C'est donc possible de s'arrêter en plein océan Atlantique...sans hydravion!

PS: Voici un lien vers le texte cité http://www.ruefrontenac.com/go...-vol-at210
Dominic Fugère , mars 28, 2011
C'est où ?
0
Euh !?, à mi-trajet de la liaison Maroc-Montréal, c'est pas en plein milieu de l'océan Atlantique, ça ? Sans doute que l'avion qui s'est posé là est un hydravion...
Jean-Pierre Bédard , mars 25, 2011

Ecrivez un commentaire

Réduire l'éditeur | Agrandir l'éditeur

busy