Rue Frontenac - Trois hommes et leurs bébés






Trois hommes et leurs bébés PDF Imprimer Envoyer
Le blogue de Maude Goyer
Samedi, 18 juin 2011 15:42

Pour la Fête des Pères, je me suis fait un cadeau. Pardon, non, ce n'est pas ça, je vous ai fait un cadeau. J'ai rencontré trois hommes qui viennent tout juste de devenir pères. Et il y avait, forcément, dans leurs bras, trois nouveaux bébés tout neufs et magnifiques, que j'ai pu admirer et cajoler.

Les trois nouveaux papas m'ont parlé de « leur » grossesse, de « leur » accouchement, de leurs bébés et de leur vision de la famille. J'ai eu l'impression de retourner à l'essence de la parentalité, de la paternité, de revenir à ce doux moment, après la naissance, où on flotte sur un petit nuage.

Un nuage de bonheur.


Frédéric Lévesque : « Je pensais que j'allais pleurer à la naissance. Mais j'étais juste content. Et tellement fier ! »

Frédéric Lévesque, 34 ans et Antoine, trois semaines. Photo Alain Décarie

La famille, c'était prévue ? « J'ai toujours su que je voulais des enfants. Ça faisait un an ou deux qu'on repoussait, pour toutes sortes de raisons. »
Au sujet de la grossesse : « Je ne réalisais pas encore ce qui se passait même si c'était super excitant. J'ai mis les bouchées doubles au travail. C'est moi qui a préparé la chambre du bébé, j'ai tout repeint. »
L'accouchement : « Le bébé est arrivé dix jours avant la date prévue, c'était une surprise ! Quand ma blonde a crevé ses eaux, j'ai vraiment été étonné : ça été  le déluge ! Ce fut un travail long, mais pas trop pénible. Mon focus était sur ma blonde. J'étais fière d'elle : elle a été forte. »
Quel genre de père aimerait-il être ? « J'aimerais bien avoir une relation ami-ami avec mon fils. Je suis content d'avoir un p'tit gars. Je veux faire du sport avec lui, lui apprendre des choses, développer une belle complicité. »
L'héritage de sa propre famille : « J'ai une grande famille, beaucoup d'oncles et de tantes, de cousins, cousines, avec beaucoup d'amour. Les bébés ont toujours été vénérés ! »
Son père, un modèle ? « Je ne suis ni particulièrement proche, ni loin de mon père. Mon père et ma mère m'ont toujours aimé et supporté dans tout ce que je faisais. J'ai toujours eu la liberté de faire mes propres choix... et j'ai toujours senti qu'ils étaient fiers. »


Benoit Langrand : « Ça fait dix jours qu'elle est parmi nous et je n'imaginerais pas la vie sans elle. »

Benoit Langrand, 39 ans et Émilie, dix jours. Photo Rogerio Barbosa

La famille, c'était prévue ? « Ma conjointe a deux enfants. Moi, je voulais en avoir; peut-être un, peut-être deux... Je trouve que le fait d'en avoir deux, ça crée des interactions intéressantes. »
Au sujet de la grossesse : « J'ai beaucoup lu sur le sujet. Nous avons choisi d'être accompagné par une doula (une accompagnante à la naissance) car nous souhaitions un accouchement le plus naturel possible. »
L'accouchement : « La date prévue d'accouchement était le 31 mai. Ma blonde a été provoquée le 8 juin. Ça ne s'est pas passé comme prévu. Nous étions déçus, nous avons posé beaucoup de questions. Je suis resté dans un bon état d'esprit tout au long du travail. J'étais confiant. Nous avions gardé la surprise du sexe du bébé; quand je l'ai vu, c'était tellement émotif, que je n'y ai même pas songé ! »
Quel genre de père aimerait-il être ? « J'ai dix jours d'expérience ! Je n'ai pas vraiment de plan pour le futur. Pour le moment, c'est juste merveilleux. Ça change une vie ! »
L'héritage de sa propre famille : « Mes parents habitent en France, ils sont toujours ensemble. J'ai un grand frère qui a trois petites filles. Nous avons toujours été assez proches. »
Son père, un modèle ? « Mon père a eu 70 ans en janvier ! Quand j'étais petit, il travaillait beaucoup mais il était très présent à la maison. Il était toujours là à l'heure des repas, il nous aidait dans nos devoirs, il jouait avec nous... Il n'a peut-être pas changé de couches mais je pense qu'il a fait une bonne job de père. Et nous avons toujours une très belle relation. »


Guillermo Siméon : « Je ne pensais pas avoir d'enfant. Mais aujourd'hui, je me rends compte que c'était dans le cours des choses. J'étais rendu là. »

Guillermo Siméon, 33 ans et Elliott, six semaines. Photo Alain Décarie

La famille, c'était prévue ? « Je savais que ma blonde en voulait; moi, je n'étais pas sûr... J'ai repoussé l'échéance. Mais je voyais bien que ça marchait, nous deux. Et que je l'aurais brimé de ne pas la laisser accéder à la maternité. Je pense que c'est important, pour une femme, de vivre ça. Dans notre cas, c'était juste naturel d'avoir des enfants. Je ne trouve pas ça difficile, je ne me sens pas brimé. »
Au sujet de la grossesse : « Comme il s'agit de notre deuxième enfant, j'ai trouvé ça moins magique. J'étais content de savoir qu'on allait avoir un gars (l'aînée étant une fille) et j'avais hâte qu'il arrive ! »
Au sujet de la vie de famille : « Je suis un gars de routine. J'aime ça, m'occuper de mes enfants. Je ne comprend pas qu'un père ne veuille pas changer la couche de son enfant. Je trouve ça... bizarre. Il me semble que ce n'est pas une grosse tâche ! Moi, si quelque chose ne fait pas mon affaire, j'en parle, je réagi. Par exemple, si je suis en charge, je vais donner le biberon comme je le veux et l'habiller comme ça me tente. »
Quel genre de père est-il ? « Je suis proche de mes enfants. J'aimerais qu'ils soient habiles de leurs mains, que ce soit ma fils ou ma fille... Je trouve ça important. »
La Fête des Pères, qu'est-ce que ça signifie ? « Pas grand chose, en fait ! Je trouve ça le fun mais il y a tellement de moments précieux, au quotidien... »


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