Rue Frontenac - Mad River Glen: une station pour les purs et durs






Mad River Glen: une station pour les purs et durs PDF Imprimer Envoyer
Détente - Carnets de voyages
Écrit par Alain Bisson   
Jeudi, 20 janvier 2011 11:58
Mise à jour le Jeudi, 20 janvier 2011 15:08

MAD RIVER GLEN, VT – Je suis entré dans le chalet de Mad River Glen (MRG), j’ai tout de suite pris à gauche vers le bar et j’ai très spontanément déclaré à la ronde en entrant, dans un cri du coeur : enfin, je suis ici !

Pour un accro de ski comme moi, Mad River Glen tient du mythe. Peu de stations ont cet aura, cet attrait, cette réputation et un tel domaine skiable, du moins dans l’est du continent. Pensez à un Mont Sutton à puissance 10. La devise de MRG ? Ski it if you can. Malgré ce qui précède, je ne m’étais encore jamais mesuré à elle.

Mad River Glen est à l’antipode du clinquant de ce que l’industrie du ski a fait des montagnes de glisse d’aujourd’hui. C’est une station de skieurs purs et durs – les planchistes sont interdits – où le rustique et le duct tape font la loi.

MRG n’a que deux canons à neige. L’essentiel de ses pistes ne peuvent pas être damées parce qu’elles sont trop étroites et trop pentues et surtout parce que sa clientèle d’aficionados crierait au meurtre si un BR s’aventurait dans leur terrain de jeu.

Mad River Glen est à l’antipode du clinquant de ce que l’industrie du ski a fait des montagnes de glisse d’aujourd’hui. C’est une station de skieurs purs et durs – les planchistes sont interdits – où le rustique et le duct tape font la loi. Photo courtoisie

MRG est gérée par une coopérative, parce que ses 2 000 membres veulent avoir voix au chapitre, la plupart afin de prévenir tout changement dans la nature profonde de la montagne : du ski comme il se doit, dans un environnement naturel protégé jalousement, avec un minimum de skieurs pour ne pas gâcher le plaisir de la glisse (un reportage sur le modèle d’affaires de MRG est en chantier).

Le sommet de MRG ainsi que ses pistes et sous-bois les plus intéressants ne sont accessibles que par une seule remontée. Une chaise simple, oui simple, que l’on a voulu remplacer par une double il y a deux ans. Les membres de la coop ont dit non et ont réussi à amasser plus de 1 M$ pour rénover la single chair.

Évidemment, ces vertus ont un prix. S’il ne neige pas, il n’y a pas de ski à Mad River Glen. La station était d’ailleurs complètement fermée il y à peine deux semaines, à cause du redoux survenu au début janvier.

Puis il s’est mis à neiger et à neiger et à neiger. Résultat : 1,5 mètre au cours de la dernière semaine, juste avant mon arrivée. Yahoo !

Avec le directeur du marketing, Eric Friedman – un dévot de la montagne depuis 15 ans – j’ai enfilé une épuisante succession de Paradise, de Fall Line, de Lift Line et d’étroits couloirs hors piste entre elles et en marge du domaine skiable officiel.

Il y avait juste ce qu’il fallait de neige dans les endroits fréquentés pour ne pas trop abimer les skis, et tout ce qu’il fallait pour se lancer à corps perdu dans les secteurs moins skiés.

Attention, il faut de la cuisse pour soutenir ce terrain sauvage. Le dénivelé dépasse les 600 mètres, il file tout droit dans la ligne de pente et je n’ai vu aucun plat digne de ce nom. Le bonheur !

S’il ne neige pas, il n’y a pas de ski à Mad River Glen. La station était d’ailleurs complètement fermée il y à peine deux semaines, à cause du redoux survenu au début janvier. Photo courtoisie

À ce moment-ci, Eric aimerait très certainement que je vous parle de la personnalité sucrée de MRG. Il m’a d’ailleurs offert comme première descente une visite du secteur débutant et intermédiaire de la station. Il existe, je l’ai vu, il est damé. Matantes, mononcles et autres débutants sont donc les bienvenus à MRG, eux aussi.

Quelques mots sur le chalet. Il est mal foutu, trop petit, bancal, mais je n’y changerais rien, absolument rien. Le foyer de pierres du bar érigé en 1948 est intact et un feu y crépite presque sans discontinuer du début à la fin de la saison. Le bâtiment a subi au fil des ans des agrandissements pas toujours heureux, ce qui est en fait assez rassurant.

Parce ça signifie que l’important à Mad River Glen, pour tous ses convertis, c’est la montagne, le ski et les gens qu’on y rencontre. Vous y trouverez un microcosme digne de ce que le Vermont a de mieux à offrir. Il y a vraiment des gens étonnants sur cette planète.

Ski it if you can, et n’attendez pas plus longtemps.

Mad River Glen
• 45 pistes
• 800 acres de sous-bois à l’intérieur du domaine skiable
• 2 000 acres de hors piste
• 3 remontées doubles et la fameuse single chair
• La station est située à un peu plus de deux heures et demie de Montréal

Rue Frontenac a visité Mad River Glen à l’invitation de Ski Vermont

À lire aussi: Skier au Vermont - Sugarbush à plein régime

 

TEXTE POUR PUBLICATION AJOURD'HUI OU DEMAIN AU PLUS TARD. PHOTOS ENVOYÉES A REAL MARCHESSAULT
CIAO

45 pistes 800 acres de sous-bois à l’intérieur du domaine skiable 2000 acres de hors piste 3 remontées doubles et la fameuse single chair La station est située à un peu plus de deux heures et demie de Montréal

 

 

Rue Frontenac a visité Mad River Glen à l’invitation de Ski Vermont

 

Écrit par Alain Bisson

 

MAD RIVER GLEN, VT – Je suis entré dans le chalet de Mad River Glen (MRG), j’ai tout de suite pris à gauche vers le bar et j’ai très spontanément déclaré à la ronde en entrant, dans un cris du coeur : enfin, je suis ici !

 

Pour un accroc de ski comme moi, Mad River Glen tient du mythe. Peu de stations ont cet aura, cet attrait, cette réputation et un tel domaine skiable, du moins dans l’est du continent. Pensez à un Mont Sutton à puissance 10. La devise de MRG ? Ski it if you can. Malgré ce qui précède, je ne m’étais encore jamais mesuré à elle.

 

Mad River Glen est à l’antipode du cliquant de ce que l’industrie du ski a fait des montagnes de glisse d’aujourd’hui. C’est une station de skieurs purs et durs – les planchistes sont interdits - où le rustique et le duct tape font la loi.

 

MRG n’a que deux canons à neige. L’essentiel de ses pistes ne peuvent pas être damées parce qu’elles sont trop étroites et trop pentues et surtout parce que sa clientèle d’aficionados crierait au meurtre si un BR s’aventurait dans leur terrain de jeu.

 

MRG est gérée par une coopérative, parce que ses 2000 membres veulent avoir voix au chapitre, la plupart afin prévenir tout changement dans la nature profonde de la montagne : du ski comme il se doit, dans un environnement naturel protégé jalousement, avec un minimum de skieurs pour ne pas gâcher le plaisir de la glisse. (un reportage sur le modèle d’affaires de MRG est en chantier)

 

Le sommet de MRG ainsi que ses pistes et sous-bois les plus intéressants ne sont accessibles que par une seule remontée. Une chaise simple, oui simple, que l’on a voulu remplacer par une double il y a deux ans. Les membres de la coop ont dit non et ont réussi à amasser plus de 1 M$ pour rénover la single chair.

 

Évidemment, ces vertus ont un prix. S’il ne neige pas, il n’y a pas de ski à Mad River Glen. La station était d’ailleurs complètement fermée il y à peine deux semaines, à cause du redoux survenu au début janvier.

 

Puis il s’est mis à neiger et à neiger et à neiger. Résultat : 1,5 mètre de flocons au cours de la dernière semaine, juste avant mon arrivée. Yahoo !

 

Avec le directeur du marketing, Eric Friedman – un dévot de la montagne depuis 15 ans – j’ai enfilé une épuisante succession de Paradise, de Fall Line, de Lift Line et d’étroits couloirs hors piste entre elles et en marge du domaine skiable officiel.

 

Il y avait juste ce qu’il fallait de neige dans les endroits fréquentés pour ne pas trop abimer les skis, et tout ce qu’il fallait pour se lancer à corps perdu dans les secteurs moins skiés.

 

Attention, il faut de la cuisse pour soutenir ce terrain sauvage. Le dénivelé dépasse les 600 mètres, il file tout droit dans la ligne de pente et je n’ai vu aucun plat digne de ce nom. Le bonheur !

 

À ce moment-ci, Eric aimerait très certainement que je vous parle de la personnalité sucrée de MRG. Il m’a d’ailleurs offert comme première descente une visite du secteur débutant et intermédiaire de la station. Il existe, je l’ai vu, il est damé. Matantes, mononcles et autres débutants sont donc les bienvenus à MRG, eux aussi.

 

Quelques mots sur le chalet. Il est mal foutu, trop petit, bancal, mais je n’y changerais rien, absolument rien. Le foyer de pierres du bar érigé en 1948 est intact et un feu y crépite presque sans discontinuer du début à la fin de la saison. Le bâtiment a subi au fil des ans des agrandissements pas toujours heureux, ce qui est en fait assez rassurant.

 

Parce ça signifie que l’important à Mad River Glen, pour tous ses convertis, c’est la montagne, le ski et les gens qu’on y rencontre. Vous y trouverez un microcosme digne de ce que le Vermont a de mieux à offrir. Il y a vraiment des gens étonnants sur cette planète.

 

Ski it if you can, et n’attendez pas plus longtemps.

 

Mad River Glen

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fp , janvier 21, 2011

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