Rue Frontenac - La bande des vins






La bande des vins
La Bande des vins fait simple et se régale! PDF Imprimer Envoyer
Détente
Écrit par David Santerre   
Vendredi, 12 novembre 2010 11:28

Cette semaine, la bande a dégusté pour vous quatre vins, dont trois nouveaux arrivages sur les tablettes des succursales du monopole d’État.

Mise à jour le Samedi, 20 novembre 2010 08:34
 
Les vins de la Nouvelle-Zélande PDF Imprimer Envoyer
Détente
Écrit par Patrick Gauthier   
Samedi, 06 novembre 2010 10:53

Elle a peut-être été la Terre du Milieu pour Peter Jackson, qui y a tourné la trilogie du Seigneur des anneaux, la Nouvelle-Zélande n’est pas reconnue pour son juste milieu lorsque vient le temps de faire du vin. On a pu le constater à nouveau dernièrement lors d’une dégustation d’une quarantaine de produits à laquelle Rue Frontenac a été invité.

Mise à jour le Samedi, 13 novembre 2010 00:25
 
À la découverte des vins de la Maison Champy PDF Imprimer Envoyer
Détente
Écrit par David Santerre   
Jeudi, 28 octobre 2010 12:46

Déguster chaque semaine entre collègues, c’est extrêmement plaisant. Mais à l’occasion, déguster en compagnie de vignerons, c’est tout aussi chouette.

Photo Chantal Poirier Rue Frontenac

Car les vignerons connaissent leur vin comme personne d’autre. Ils sont plus que de simples représentants qui cherchent à vendre leur produit, car le produit en question, ce sont aussi eux qui le font.

La Bande des vins a eu cette chance récemment en allant à la rencontre de Pierre Meurgey, de passage au Québec pour faire déguster les vins de la Maison Champy, l’une des plus vieilles propriétés viticoles de Bourgogne, fondée en 1720.

Basée à Beaune, Champy possède 27 hectares de vigne en Côte-de-Beaune et achète du raisin à des viticulteurs triés sur le volet en Côte-de-Nuits, ce qui lui permet de produire, par exemple, des Gevrey-Chambertin, des Vosne-Romanée ou des Chablis. Ce qui en fait une assez grosse entreprise en cette région dominée par quelques géants, mais surtout composée de dizaines de petites exploitations familiales propriétaires de quelques hectares seulement.

Agriculture biodynamique

Malgré la taille de l’entreprise, Pierre Meurgey assure qu’on essaie de travailler le plus proprement possible. Plusieurs des cuvées de la maison, en fait celles provenant des vignes qu’elle possède, sont issues de l’agriculture biodynamique.

«Cela redonne à la vigne la capacité de lutter seule et de s’autoprotéger contre les divers maux qui peuvent l’atteindre sans produits de synthèse. Les premières années de conversion vers le bio, c’est un peu, pour les plants, comme une désintoxication, c’est un peu difficile. Mais après, le résultat est là – des raisins sains – et ça permet aussi d’autoréguler les rendements», explique M. Meurgey.

Plusieurs cuvées de la maison Champy sont disponibles en SAQ, généralement dans les succursales Sélection. Quelques-unes ne sont disponibles que dans les deux Signature, à Montréal et Québec. Mais les amateurs intéressés à goûter ces vins et qui ne demeurent pas dans ces deux villes peuvent aussi très facilement les commander les vin.

La maison se démarque chez nous par une politique de prix raisonnée, toutes choses étant relatives. Si ses simples bourgognes sont très abordables, il est clair qu’un Gevrey-Chambertin premier cru ou un Meursault, ça n’est pas donné. Mais si on compare les vins de Champy aux équivalents disponibles chez nous, on découvre que leur prix se situe dans la moyenne inférieure. Un bon point pour eux.

Nous avons dégusté, entre membres de la Bande des vins, les deux vins d’entrée de gamme de la maison. Je reviendrai plus loin sur la dégustation en privé des plus grands crus avec Pierre Murgey.

Signature blanc

Nous avons débuté par le bourgogne blanc «signature» 2008. Un bon chardonnay au nez marqué par une forte minéralité. «Ça sent la roche», s’est d’ailleurs exclamée Johanne en le humant pour la première fois. En s’aérant, il révèle aussi de délicats arômes de mandarine et de pêche blanche, voire de tilleul, ajoute Johanne.

En bouche, acidité et minéralité dominent. «Il est même épicé», déclare Marilou. Un peu trop au goût de Patrick, qui aurait aimé un peu plus de fruit et pour qui ce vin semble ne pas être mûr, ou peut-être nécessiter quelques années d’affinement en cave. D’autres ont au contraire apprécié cette minéralité marquée qui change des chardonnays sans personnalité qui pullulent sur le marché. Bref, pas d’unanimité, mais les amateurs de bourgogne blanc affichant une belle tension seront ravis. Pour 21,05$, il en vaut le coup.

Signature rouge

Le rouge d’entrée de gamme de la maison porte aussi le nom «signature». Dans sa mouture 2008, ce pinot noir a, contrairement au blanc, ravi tout le monde. Même Jean-Philippe, notre amateur de mastodontes du Nouveau Monde. Un nez classique de sous-bois, de champignons, de petits fruits rouges acidulés.

En bouche, il nous a ravis par sa finesse et sa fraîcheur. «Il est poivré en finale», a remarqué Marilou. Un beau fruit, sans qu’il soit confit, une légère acidité, de la minéralité et une belle puissance pour un bourgogne d’entrée de gamme, a-t-il semblé à Patrick. Pour 21,10$, c’est un bourgogne bien équilibré qui représente un très bon achat. Malheureusement, il en reste peu dans le réseau du monopole d’État, mais surveillez-le, car il reviendra éventuellement.

Grandes cuvées

Passons aux ténors de la maison, dégustés en compagnie de Pierre Meurgey.

D’abord, nous avons jeté un œil à un grand blanc, le Puligny-Montrachet «les Enseignères» 2006. Issu de chardonnay poussant «juste sous Bâtard-Montrachet» (le plus grand cru du village de Puligny-Montrachet), il affiche en ce millésime solaire un nez de feuilles d’automne séchées, de cailloux et de beurre. Très invitant.

La bouche est massive et interminable, sur des saveurs fumées et minérales, et un fruité qui m’a rappelé la rhubarbe fraîche légèrement sucrée. Je le répète, il n’est pas donné du haut de ses 54,25$, mais pour cette appellation, on trouve rarement plus abordable.

Passons au rouge et au Beaune premier cru «Champs Pimont» 2006, issu de vignes de pinot noir de plus de 45 ans. Arborant une robe très claire, légèrement tuilée, il sent les fraises et l’herbe humide.

La bouche est vive et fruitée. On retrouve la fraise, mais aussi un petit côté cassis. «Sa minéralité et sa fraîcheur donnent une impression d’acidité, mais il l’est en réalité très peu», explique M. Meurgey. Élégant, équilibré, gouleyant, c’est un bon achat dans cette catégorie pour 38,50$.

Remontons plus au nord, en Côte-de-Nuits, dans le magnifique village de Gevrey-Chambertin, appellation dans laquelle la maison Champy nous propose une intéressante cuvée de vieilles vignes, dans le millésime 2006. De la couleur de la brique, on sent déjà au nez que l’on vient de gagner en complexité et en puissance depuis Beaune. Des parfums de sous-bois, de réglisse et de minéralité envoûtent les narines.

La bouche est toute en subtilité, avec ses saveurs de fruits des champs mûrs, mais pas confits, sur une trame tannique tout de même bien présente, mais soyeuse. Grande classe, pour 48$.

Terminons avec le gros canon de cette dégustation, toujours un Gevrey-Chambertin, mais un premier cru, «les Cazetiers» 2006. Ce premier cru a selon Pierre Meurgey des airs de grand cru, dans la complexe mosaïque des appellations bourguignonnes.

«Il y a longtemps, on a décrété qu’à Gevrey-Chambertin, seuls les crus touchant aux grands crus Clos-de-Bèze et Chambertin pouvaient être aussi classés grands crus. Cazetiers est un peu plus haut, mais il affiche parfois une qualité supérieure à certains grands», explique le vigneron.

Il offre à l’amateur averti de grands bourgognes des parfums de fruits mûrs, de minéralité, un petit côté fumé d’une grande richesse et tout en douceur.

En bouche, il explose par une puissance remarquable, mais encore tout en élégance. Un fruité très pur, un petit côté toasté, une longueur infinie. Difficile de décrire toutes ses saveurs tant la bouche est complexe et envoûtante. Côté prix, on grimpe évidemment, hélas: 89,50$.

Dégustation de vins de chez nous

Question de terminer sur une note plus réaliste, voici une intéressante suggestion d’activité pour ce week-end. Le Salon des vins et fromages du Québec se tiendra au Complexe Desjardins, à Montréal, pour une cinquième année. Vingt-neuf vignerons y seront présents et divers ateliers ludiques et instructifs, comme une dégustation à l’aveugle, vous permettront d’apprendre ou encore de conforter vos connaissances. Une bonne occasion de découvrir les progrès accomplis par les vignerons de chez nous qui, s’ils ne bénéficient pas de l’histoire, du terroir et du climat de certaines régions plus connues, n’en ont pas moins une passion aussi intense à partager avec vous.

N’oubliez-pas, la Bande des vins est sur Twitter. Suivez-nous pour nous poser des questions ou pour bénéficier de recommandations expresses à tout moment de la semaine!

Le Club de dégustation de RueFrontenac.com

Dépourvue de chroniqueur de vin, l'équipe de RueFrontenac.com a décidé de repenser sa façon de parler du précieux liquide.

Nous avons décidé de fonder un club de dégustation virtuel et de goûter à des vins chaque semaine dans une ambiance simple et décontractée. Le fruit de nos rencontres vous sera présenté sur notre site tous les samedis, en mots, en images et en vidéo

Par-dessus tout, nous voulons que les lecteurs se reconnaissent et que les produits présentés soient à la portée d'un peu tout le monde. Dans un langage simple, nous vous parlerons de vignerons, de cépages, de terroirs et de millésimes. Toutes les deux semaines, nous aurons la chance d'accueillir le sommelier et journaliste Pascal Patron, qui animera des ateliers au restaurant Les 3 Petits Bouchons – qui a gentiment accepté de nous accueillir – et offrira des petits trucs sous forme de capsules vidéo.

Il est important de savoir que nous sommes des amateurs et non pas des connaisseurs en œnologie. Nous espérons toutefois que cette expérience vous inspirera.

Au plaisir de vous faire voyager dans un verre,

La Bande des vins

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Mise à jour le Vendredi, 12 novembre 2010 22:46
 
De très bonnes bouteilles pour Johanne PDF Imprimer Envoyer
Détente
Écrit par David Santerre   
Vendredi, 22 octobre 2010 15:24

«Excusez-moi de vous déranger, mais il faudrait peut-être boire un coup…» Cette pointe d’impatience de notre consœur Marilou illustre assez bien comment la Bande était dissipée pour cette dégustation hebdomadaire au cours de laquelle chacun notre tour avons dû rappeler nos collègues à l’ordre.

Mise à jour le Vendredi, 29 octobre 2010 21:45
 
La carménère, cépage emblématique du Chili PDF Imprimer Envoyer
Détente
Écrit par David Santerre   
Vendredi, 15 octobre 2010 20:51

Je trouve de l’intérêt à presque tous les vins auxquels je goûte, peu importe leur provenance. Parce que chaque vin nous raconte une histoire, celle de sa terre natale et des hommes qui l’habitent, j’aime la spécificité de chacun.

Mise à jour le Vendredi, 22 octobre 2010 23:42
 
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