Rue Frontenac - À ta santé César! Le vin chez les Gaulois — L'épopée du vin, de l'Antiquité jusqu'à nos jours






À ta santé César! Le vin chez les Gaulois — L'épopée du vin, de l'Antiquité jusqu'à nos jours PDF Imprimer Envoyer
Détente - La bande des vins
Vendredi, 17 juin 2011 22:37
Mise à jour le Samedi, 18 juin 2011 10:09

Comment les teigneux Gaulois trinquaient-ils après une bonne bagarre contre les romains de Jules César, pour célébrer ou panser leurs blessures?

Vous trouverez une partie de la réponse cet été au musée de Pointe-à-Callière, dans le Vieux-Montréal.

Évidemment, le sujet de l’exposition baptisée À ta santé César! Le vin chez les Gaulois n’est pas si simpliste.

C’est en effet à une véritable épopée à travers l’antiquité du vin, de l’époque la plus lointaine où les fouilles archéologiques ont pu déceler l’existence de production vinicole en Arménie, 5400 ans avant notre ère, jusqu’à son expansion en France vers la fin de l’empire romain, que l'on est convié.

Car ne l’oublions pas, s’il est légitime de penser aujourd’hui que la France est le berceau de la viticulture mondiale par son volume de production et la légende de plusieurs de ses crus, c’est beaucoup plus tard que les Moyen-Orientaux, les Grecs et même les Italiens, que les Français se sont mis à la culture de la vigne.

D'abord dans le sud, autour de Marseille, puis tout le long de la vallée du Rhône jusqu’à Vienne, où est produit le mythique Côte-Rôtie.

Gobelet gaulois, argent. Vase avec scène mythologique, 1er siècle avant notre ère (photo du haut); Gourde, terre cuite, scène mythologique sur chaque face (Apollon et Marsyas/Hercule et Bacchus) (photo du bas). Photos courtoisie

Buveurs de bière

Avant cela, les Gaulois étaient des buveurs de bière et d’hydromel. Les avides lecteurs des aventures d’Astérix le savent : c’est la cervoise qui coule à flots après chaque victoire contre les Romains…

Il faut dire aussi que le vin coûtait extrêmement cher et n’était donc pas à la portée du premier paysan gaulois venu.

« L’amphore de vin était un symbole de richesse, de pouvoir et de luxe, explique Christine Dufresne, chargée de projet en charge de cette exposition à Pointe-à-Callière. C’était très cher. Deux amphores de vin de 25 litres représentaient à peu près le salaire annuel d’un centurion dans les armées romaines. »

N’empêche que le jour où les Gaulois se sont réellement mis à la culture de la vigne, vers le milieu du premier siècle de notre ère, ils ont joyeusement pris leur revanche sur les Romains.

Rapidement, les vins du Rhône et de la région marseillaise ont acquis une réputation qui leur a valu d’être réclamés sur les meilleures tables de Rome et d’Égypte. Juste retour du balancier!

C’est donc à travers toute cette époque que nous fait voyager l’exposition qui se poursuit jusqu’en octobre.

Parmi les pièces intéressantes, une cargaison d’amphores récupérées dans les années 1970 en Méditerranée près d’Hyères, en Provence. Photo courtoisie