Rue Frontenac - Les fraises du Québec pointent le bout de leur nez






Les fraises du Québec pointent le bout de leur nez PDF Imprimer Envoyer
Affaires - Alimentation
Écrit par David Patry-Cloutier   
Mercredi, 08 juin 2011 13:27
Mise à jour le Mercredi, 08 juin 2011 13:36

La chaleur accablante aura au moins ceci de bon : les fraises du Québec pointent le bout de leur nez et seront disponibles dans les supermarchés dans les prochains jours.

« Ça commence timidement, mais avec la chaleur actuelle, le mûrissement va s'accélérer », affirme le président de l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec, Michel Sauriol.

«  Ce sont quand même des fraises qui s'annoncent d'un bon calibre. Elles vont être bonnes parce qu'on a des températures idéales », indique-t-il.

Ce sont les fruits cultivés sous bâches qui apparaissent le plus tôt dans la saison. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ceux-ci ne sont pas en retard. « C'est seulement que l'année passée, c'était excessivement en avance », explique le président des producteurs.

Les fraises du Québec seront sur les tablettes d'ici quelques jours.  Photo d'archives

Même si le printemps a été pluvieux, les fraisiers n'en ont pas souffert. Aucun gel n'est survenu pendant la floraison. L'hiver a également été favorable, minimisant les pertes.

Québec vs Californie

Les petits fruits rouges sont déjà arrivés dans certaines fruiteries spécialisées et devraient atteindre les tablettes de la plupart des épiceries d'ici la fin de la semaine. Les fraises du Québec y côtoieront celles de la Californie, encore bien présentes.

Michel Sauriol comprend les épiciers de vouloir offrir des fraises à l'année. Il lance toutefois un appel aux consommateurs québécois en ce début de saison. « Il faut exiger nos produits de chez nous. Si on veut faire quelque chose pour sauver notre planète, il faut éviter de faire rouler des camions sur des milliers de kilomètres », dit-il.

Meilleurs prix le 24 juin

Il faudra par contre y mettre le prix. Les fraises sous bâches coûtent plus cher à produire. En ce début de saison, l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec s'attend à ce que le cageot de 12 chopines se vende entre 28 et 32$.

Les prix descendront tranquillement dans les prochaines semaines, à mesure que les fruits mûriront et que les fraises des champs traditionnelles envahiront le marché. « On prévoit une bonne récolte », indique Michel Sauriol.

Celui-ci ne veut pas s'avancer sur les prix plus tard en saison, mais estime que le meilleur temps de faire des réserves devrait se situer autour de la Fête nationale, le 24 juin.

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